La Galerie

AU FEU !

Philippe Caillaud

Exposition du 21 décembre 2019 au 26 janvier 2020
Vernissage le samedi 21 décembre de 18h00 à 21h
DU SAMEDI AU DIMANCHE 10H-12h30 / 16H-18h30
sur RDV : 06.64.84.06.01 / contact@hasy.fr

Je me suis aperçu, il y a quelques temps déjà, que mon inspiration puisait dans l’actualité.
Que les problèmes du monde étaient présents dans mes travaux, dans mes sujets. Dérèglements climatiques,cyclones, extinctions des espèces, incendies, attaques terroristes, guerres, religion, prison. Il est bien entendu que ce n’est pas parce que je suis un défenseur de ceci ou cela que je crée ces œuvres.
Comme tout artiste contemporain je puise dans le réel de quoi faire mon travail, sans morale aucune. J’ai tendance à traiter des choses graves avec légèreté, à y voir une certaine beauté et à appréhender la réalité avec humour.

 

 

AU CHAMP D’HONNEUR

Jocelyne Aubert

Exposition du 23 novembre au 8 décembre 2019
Vernissage le samedi 23 novembre de 18h00 à 21h
DU SAMEDI AU DIMANCHE 10H-12h30 / 16H-18h30
sur RDV : 06.64.84.06.01 / contact@hasy.fr

 

Jocelyne Aubert est une photographe des plus discrète, très peu de personnes ont eu l’occasion de parcourir son travail photographique. Ses séries s’inscrivent dans un temps long, plusieurs dizaines d’années pour certaines. Elles ont toutes en commun la relation puissante et intime qu’entretient la photographe à ses sujets. Il n’est pas question ici d’étaler cette intimité mais de lire entre les lignes et pourquoi pas d’en créer de nouvelles. Cette série sur les épouvantails pourra ainsi nous parler de vie et de mort, du faire vivant, de solitude, de vulnérabilité, de coquetterie ou encore d’écologie… et de leur disparition lente et invisible de nos paysages. 

 

 Il étend ses longs bras au ciel
Embrassant les quatre saisons
Illusoire accolade insensorielle
Sur son torse vêtu de haillons
On l’a coiffé d’un feutre indigo
Maquillé des oraisons funèbres
Habillé d’oripeaux en lambeaux
Sur ses bois brûlés des ténèbres
Il n’est que ce garde-champêtre
Bouffon de la Reine des champs
Amusant sa cour de petits êtres
D’oiseaux railleurs l’assiégeant
Il ne fait plus peur qu’à lui-même
Lorsque son ombre sur les sillons
A ce reflet noir des âmes en peines
Egrènant leurs semences d’illusions
Reviendront les semailles futures
Doux chant éclairé des lampistes
Mais les brisants de son armature
Seront la mélopée d’un clown triste
Il ne connait que la caresse du vent
Le baiser en morsure du vil corbeau
La tendresse volant un cheveu blanc
D’une mésange dans son écheveau
Epouvantail des saintes terres vierges
Il regarde les étourneaux faire ripailles
Et de ses yeux priant devant un cierge
Coule à ses pieds une larme de paille

Pierrot De La Lune

 


BACK TO BLACKPOOL
Exposition de photographies dans le cadre de la QUINZAINE PHOTOGRAPHIQUE NANTAISE

Cyril ABAD

Exposition du 21 septembre au 9 novembre 2019
Vernissage le samedi 21 septembre de 18h30 à 21h
DU SAMEDI AU DIMANCHE 10H-12h30 / 16H-18h30
sur RDV : 06.64.84.06.01 / contact@hasy.fr


BACK TO BLACKPOOL

Bienvenue à Blackpool, première station balnéaire du nord-ouest de l’Angleterre qui depuis plus d’un siècle accueille la Working Class issue de la révolution industrielle et des congés payés.

Simulacre de Las Vegas et de Coney Island, Blackpool est aujourd’hui célèbre pour ses festivités, ses enterrements de vie de jeunes filles et de garçons et bien sur sa débauche facile à bas prix.

Destination très prisée au début du 20ème siècle par les classes aisées anglaises pour la qualité de son air marin et la dégustation d’eau de mer aux soi-disantes vertus thérapeutiques, elle devient jusque dans les années 70, avec la révolution industrielle et le développement du réseau ferroviaire, le haut lieu du tourisme populaire.

Fin des années 80, l’ouverture des premières offres low cost vers des destinations ensoleillées combinée à la crise économique qui sévit dans le nord de l’Angleterre entrainent Blackpool dans une récession dont elle ne se relèvera jamais.

Les stratégies économiques successives pour relancer l’activité depuis 40 ans ont façonné une ville surréaliste ou se côtoient au milieu de parcs d’attractions décrépits, des personnes âgées en grand nombre, des familles parmi les plus pauvres du royaume et des jeunes de Liverpool ou Manchester à la recherche d’ivresse bon marché.

Blackpool, bastion du Labour est l’une des villes du Nord industriel à avoir voté massivement, àplus de 67% Brexit OUT.
L’UE est devenue pour la grande majorité des habitants, électeurs travaillistes traditionnels le grand responsable du délabrement de leur quotidien.

La politique d’austérité dans le nord industriel mise en place par David Cameron n’a fait qu’attiser cette volonté de rejet.

Ce reportage documente les vacances de ceux qui pour la plupart on voté OUT.

Blackpool en quelques chiffres :

142 OOO habitants
Blackpool est une des villes les plus défavorisées affichant un taux de chômage deux fois plus élevé que la moyenne nationale.
Blackpool est la ville britannique qui affiche la plus faible croissance depuis dix ans 30 % de la population de Blackpool vivent sous le seuil de pauvreté.
Lors du vote du Brexit, la ville balnéaire a voté le OUT a plus de 67%

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Welcome to Blackpool, primary seaside resort in the north-west of England, which welcomes the working class stemmed from the industrial revolution and paid leaves since more than a century.

Las Vegas and Coney Island’s sham, Blackpool is currently famous for its festivities, its bachelor and bachelorette parties, and of course, its low-cost debauchery.

Very popular destination in the beginning of the XXth century among the upper class thanks to its pure sea breeze and its therapeutic sea water tasting, Blackpool, with the industrial revolution and the development of the railway network, becomes until the mid seventies one of the hot spot of popular tourism in Britain.

At the end of the eighties, the emergence of the rst low-cost offers towards sunny destinations abroad combined to the economic crisis that rages in the northern England lead the resort to a recession from which it would be unable to recover.

The successive economic strategies attempting to relaunch its activity for the last forty years has shaped a surrealistic city, where, among decrepit funfairs, numerous elderly people, some of the poorest families of England, and Manchester or Liverpool’s youth looking for cheap drinking all mix together.

Blackpool, one of the Labour party’s bastion, is one of the cities of the industrial north to have massively voted OUT, at more than 67%. For its resident, mainly traditional Labour members, the EU is responsible for the disrepair of their daily life, and David Cameron?s policy of austerity only aroused this willingness of rejection.

This report documents the holidays of those who voted OUT.

Blackpool in numbers:
142 000 residents
Blackpool is one of the most underprivileged city, with an unemployment rate twice higher than the national average.
It also has one of the lowest economic growth since ten years.
30% of the population lives under the poverty line.
During the Brexit referendum, the city voted OUT at more than 67%.

 

 

AU CREUX / DERRIÈRE LE SOLEIL
Exposition de photographies

Isabelle Ha Eav

Exposition du 20 juillet au 31 août 2019
Vernissage le samedi 20 juillet de 18h30 à 21h
DU JEUDI AU DIMANCHE 10H-12h30 / 16H-18h30
sur RDV : 06.64.84.06.01 / contact@hasy.fr

Pour sa deuxième exposition à la Galerie HASY, Isabelle Ha Eav, propose deux corpus d’œuvres mises en regard. Le travail d’Isabelle Ha Eav prend forme autour de la représentation du corps et des interactions qu’il émet avec l’espace où il se trouve. Dans une dialectique entre le visible et le non-visible, cette réflexion se retranscrit au sein d’une expérience photographique allant de l’image fixe à une image plus matérielle.

La première série qui donne le nom de l’exposition, « Au creux », explore par différentes manipulations photographiques, l’entre-deux. À travers une série de gestes sans usages, Isabelle Ha Eav retranscrit l’idée de possibles à émerger.

La deuxième série « Derrière le soleil », sédimentent les plans de l’image par le procédé de la chambre photographique et de la gomme bichromatée, afin d’en suspendre un instant, fossilisé.

 


- au creux -

Au creux, est l’exploration d’un geste sans usages, surgissant, les contours possibles. Des mains sont en train de saisir, d’autres se dressent, s’élèvent, retombent. La végétation pousse sous la surface du marais. Parfois, la glace se fige, à la recherche de l’intensité.

Réalisé en résidence au Centre d’Art Contemporain Photographique de la Villa Pérochon, Au creux, est inspiré de la poétique du Marais Poitevin, marais entourant la ville de Niort. Évocateur de l’entre-deux, le geste photographié puise sa forme dans la mouvance de l’eau et sa transparence.
L’artiste retranscrit sa réflexion en photographiant et filmant une série de gestes sans usages. Cette transparence et opacité de l’eau sont évoquées dans le choix des matériaux : photographie, superpositions, voilement et dévoilement de tirages.

Il y a le geste suspendu, la possibilité. Ouvert et précédant, il amène ici l’idée de possibles à émerger, à se cristalliser au sein d’un entremêlement entre le moment instinctif, précis, et le surgissement ouvert et apparaissant.

> Finaliste des Talents Contemporains de la Fondation François Schneider 2019
> Réalisé avec le soutien du Centre d’Art Contemporain Photographique Villa Pérochon

 

- derrière le soleil -

Sous la lumière nue du soleil, les formes se confondent, les feuilles deviennent brume, la matière se fond en ombres. Des visages, une main apparaissent aussi.
À travers une sédimentation des images réalisées à la chambre photographique, une infinité de plans finissent par se croiser, se confondre. Seuls d’infimes détails résistent.

Derrière le soleil, est une série d’images prises à la chambre photographique sous les oliviers des Alpilles. Dans une tentative de réunification des êtres aux espaces, du corps à la lumière, les images sont reliées par le charbon.
Le pigment de charbon (tirage à la gomme bichromatée) matérialise, dans sa poussière, les formes réunies.
Certaines zones, sur des détails choisis, ont été réhaussés au fusain, pour faire surgir un détail de ces couches de matière.

Derrière le soleil, c’est l’angoisse solaire. Les formes se confondent, le temps s’immobilise. pour tenter de sauver un instant, une forme, de la question que pose la lumière nue, il faut l’effacer sous le charbon, bois calciné, ombre d’arbre qui révèle. C’est cet instant sauvé qui se change en fossile.

> Réalisé avec le soutien du Hameau des baux

 

VISAGES D’UN CHANTIER NAVAL

Sylvain BONNIOL

Exposition du 8 juin au 7 juillet 2019
Vernissage le samedi ! juin de 18h30 à 21h
DU SAMEDI AU DIMANCHE 10H-12h30 / 16H-18h30
sur RDV : 06.64.84.06.01 / contact@hasy.fr

Cette exposition fait suite à la publication de l’ouvrage « Visages d’un chantier naval » de Sylvain Bonniol. Elle a pour objet de rendre sensible les espaces traversées par le photographe lors de sa carte blanche aux Chantiers de l’Atlantique, de la production en atelier à la question plus large du paysage industriel.

Afin de permettre un véritable corps à corps avec les images, Sylvain Bonniol a fait le choix de tirages grands formats capables de restituer le génie du lieu et la présence démiurgique des travailleurs.

Sylvain Bonniol propose au visiteur une immersion photographique qui puisse toucher son imaginaire et sa perception, phénomène aussi impactant selon le photographe, que le récit documentaire pour la transmission de l’histoire des chantiers.

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L’ouvrage « Visages d’un chantier naval » est le résultat d’une carte blanche photographique des Chantiers de l’Atlantique (2015-2018) et a été publié par les Editions de La Martinière en janvier 2018 (25cm x 29cm, 224 pages, ISBN 2732478245).

Les tirages et encadrements ont été produits par Smartappart Saint-Nazaire en juillet 2018 chez Photon Lab, Toulouse.

 

CONDITIONS D’ÉQUILIBRES

Corentine Le Mestre

Résidence Recherche Photographique 2019

Résidence du 01 février au 8 mars 2019
Exposition du 16 mars au 21 avril 2019
Vernissage le samedi 16 mars de 18h à 21h
DU SAMEDI AU DIMANCHE 10H-12h30 / 16H-18h30
sur RDV : 06.64.84.06.01 / contact@hasy.fr

 

 

La galerie HASY renouvelle son invitation à la Résidence de Recherche Photographique en accueillant Corentine Le Mestre.

S’attachant comme point de départ au territoire des marais salants, augmenté de découvertes et dérives réalisées en résidence, le travail mené depuis l’atelier de la galerie HASY s’est axé sur la stabilisation d’un noyau d’images, rapprochant les photographies personnelles de l’artiste et des images d’archives*.

A travers l’exposition Conditions d’équilibres, se décline une réflexion sur la façon dont les images se construisent et se révèlent. Recadrage des plans, plis des supports, altération de la surface, sont autant de gestes pour déplacer le point d’équilibre des photographies et les conditions d’émergence des visibilités qu’elles sous-tendent.

Que montrer afin de voir au delà de l’espace photographié ? Plus qu’un sujet et un lieu de production d’images, Corentine Le Mestre envisage le marais comme un espace réflexif pour penser la photographie et sa matérialité. En fin d’hiver, il est question de « chausser le marais » ; de remodeler les sols et déplacer l’argile afin de quadriller les œillets, de délimiter les vasières. On arrache du sol les racines du Baccharis avant que ses nouveaux bourgeons n’envahissent la surface. Un arrangement permanent, entre apparition et disparition, pour faire tenir le tout. A travers ces plis d’une construction continue, l’artiste relève les rapports d’analogie avec des notions propres à la photographie ; des rapports de tension entre recouvrement et excavation, état de latence et révélation.

A partir de ces considérations, l’exposition avance l’espace d’une photographie en changement et formule le vocabulaire d’un nouvel état du paysage photographique.

*Remerciement au Musée des Marais Salants pour le prêt des images de la collection de Gildas Buron, conservateur. Ainsi qu’au fabricant de matériel de laboratoire argentique Deville.

Avec le soutien :
de l’État – Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des pays de la Loire
du Conseil Régional des Pays de la Loire du Département de la Loire – Atlantique et de la Mairie du Pouliguen.

Corentine Le Mestre est diplômée des Beaux-Arts de Montpellier (Esbama) en 2016.

Membre artiste du groupe de recherche Skéné à Montpellier, elle a exposé son travail en collaboration avec le Frac LR, le CCN de Montpellier et le Musée Atger.

 

Piste de recherche :

Au sein du laboratoire, il s’agira de révéler l’évanescence des marais salants, avec en ligne de mire les rapports de tension entre recouvrement et excavation, état de latence et révélation.

Dans un va-et-vient entre l’argentique et le numérique, l’enchainement des photographies laissera apparaitre la dynamique d’une transformation incessante, inhérente au phénomène de révélation. 

Par une composition aux murs semblable à une constellation et une lecture indicielle, l’exposition développera sans hiérarchie des documents d’archive et les prises de vues réalisées sur le temps de la résidence.

 

 

 

 

VERSANTS 

JERONIMO
Gaëtan CHEVRIER
Tangui ROBERT

 

EXPO. du 17 nov. 2018 au 6 janv. 2019
sérigraphie, photographie, gravure et sculpture

 »La carrière, lieu d’extraction, fut le point de départ de ce projet. En juillet 2017, l’arpentage de deux sites (carrière de Trimouns / Pyrénées et carrière du Roy / Caunes-Minervois), nous a permis d’éprouver des paysages façonnés par l’homme qui peu à peu évoluent, se déplacent ou disparaissent. Ces transformations qui interrogent l’empreinte humaine, ont été le déclencheur de notre processus commun de réinterprétation.
Le retour en atelier a été l’occasion de réaliser une production à six mains dans laquelle nous nous autorisions à puiser, découper et manipuler le travail de l’autre. 
En parallèle de cette production collective chacun a prolongé son travail personnel autour des questions d’extraction, de déplacements et de recouvrements propres à l’exploitation des carrières. »


Tous trois sont Nantais et se sont réunis par affinité artistique pour produire ensemble et croiser leur production respective. Ce projet de collaboration prend corps autour de la notion de transformation du paysage. 
La posture de production de ce projet est double : d’une part prolonger nos démarches au travers de médium déjà engagés, et d’autre part, envisager d’ouvrir nos pratiques vers de nouveaux champs plastiques (sérigraphie, gravure, installation, sculptures…).

 

 

Les métamorphoses de protée

Emilie Arfeuil
 

Exposition de photographie et transmédia

EXPOSITION du 22 septembre au 28 octobre 2018
VERNISSAGE samedi 22 septembre / 18h30 – 21h00
OUVERT le samedi et le dimanche 10h00 – 12h30 / 15h30-17h30 et sur R.D.V en semaine

Exposition organisée dans le cadre de la Quinzaine Photographique Nantaise


À l’instar de la chrysalide qui se transforme en papillon, du pétale qui éclot du bourgeon, du serpent dont la peau part en lambeaux, l’homme mue. Naturellement bien sûr, tel est le cycle de la vie. Mais il mue parfois aussi de sa propre volonté. Pas forcément comme le caméléon d’ailleurs, dont le but est de se fondre dans le paysage. Mais davantage comme Protée, ce dieu marin issu de la mythologie grecque, qui prend la forme de ce qu’il aime; précieux don dont il use pour brouiller les pistes. Les Protée d’aujourd’hui eux, ne se cachent plus, ils jouissent pleinement de leur liberté pour se chercher, se découvrir, se métamorphoser. Le genre, l’origine, l’orientation sexuelle, et toutes les appartenances codifiées par lesquelles notre société est conditionnée, ne sont plus ce par quoi ils se définissent. Ainsi est leur choix. Piercings, tatouages, cheveux colorés, coiffés en crête ou crâne rasé, perfecto en cuir clouté et eyeliner prononcé… D’une saison à l’autre, ils deviennent autres. Ou plutôt, eux-mêmes ? Une identité au temps T, loin des carcans, dépassant les limites. Et au fond, n’est-ce pas très justement cela que l’identité ? Quand d’immuable elle devient mouvante, mystérieuse et assumée. Insaisissable Soi !

 

Jacques HAYOTTE & Vincent CHUDEAU

Exposition de dessin / photographie / travail numérique

EXPOSITION du 4 août au 2 septembre 2018
VERNISSAGE samedi 4 août / 18h30 – 21h00
OUVERT le samedi et le dimanche 10h00 – 12h30 / 15h30-17h30 et sur R.D.V en semaine 
Du jeudi au dimanche à partir du 1 juillet

Jacques HAYOTTE / Les vagues 2018

A l’origine est le texte. Viennent alors les couleurs, liens avec le réel, qui s’organisent en une partition colorée au rythme irrégulier. Le gaufrage ancre le paysage dans la matérialité de l’œuvre. Les supports ondulent alors comme les pages au gré de la lecture ou du vent. Du paysage éprouvé à l’abstraction de la mémoire qui s’y rattache. 


Vincent CHUDEAU

A partir d’images et d’objets qu’il collecte, intègre, détourne, créant des rapprochements, des rencontres, prolongeant les idées, modifiant le statut initial des éléments utilisés, Vincent Chudeau cherche, par des effets décalés, à produire des œuvres au statut parfois incertain. Ces réalisations peuvent se référer à différents domaines : la photographie, la sculpture, la peinture… et à différents genres. 

En créant des écarts entre ce qui est photographié, filmé, présenté et ce qui est vu, perçu, interprété, en confrontant l’artistique et le non artistique, ce travail à la fois conceptuel et poétique questionne, entre autres, notre regard, notre perception… 


LA TORTUE VENAIT DE FLORIDE

Samuel HENSE

Résidence Recherche Photographique 2018

EXPOSITION du 19 mai au 22 juillet 2018
VERNISSAGE samedi 19 mai 2018 de 18h00 à 21h00
OUVERT le samedi et le dimanche 10h00 – 12h30 / 15h30-17h30 et sur R.D.V en semaine
Du jeudi au dimanche à partir du 1 juillet

« La tortue venait de Floride ! » C’est la Une d’un journal local, un matin de février, qui inspire à Samuel Hense le titre de son exposition à la Galerie Hasy. A l’image de la petite tortue de l’article, échouée sur une plage du Croisic après avoir traversé l’Atlantique poussée par courants et tempêtes, le photographe nantais s’est laissé porter pendant sa Résidence de recherche photographique par le flot de ses inspirations. Parti à la découverte de la presqu’île de Guérande sans autre objectif que ceux de ses appareils photo, il livre quelques mois plus tard sa vision d’un territoire multiple, décor de petites histoires et de grands voyages.

 

Qu’est-ce qui attire le regard d’un photographe ? L’exposition nous apporte des éléments de réponse : des lignes, des formes, une lumière, l’élégance d’un paysage ou ses contrastes tranchants. Après celui de l’artiste, l’œil du visiteur navigue de l’un à l’autre de ces fragments du territoire, assemblés en un inventaire volontairement subjectif et sélectif de la presqu’île de Guérande. A la différence des estivants, Samuel Hense n’y a pas cherché les spots, meilleures plages ou vues de cartes postales. Au cœur de l’hiver, quand la relative solitude des promeneurs les invite à prêter plus d’attention aux lieux, il a saisi cette atmosphère particulière teintée à la fois de mélancolie et d’une grande liberté.

 

Formé au photojournalisme, Samuel Hense en garde un goût de la prise de vue directe, sans mise en scène. Pourtant, loin d’être neutres, les images qu’il choisit de présenter sont souvent teintées d’un certain mystère. A la réalité des paysages et personnes rencontrées se mêle le fantastique : apparition créée par un rayon de soleil, superposition d’images, objets ou rapprochements inattendus… Certaines photographies présentées dans l’exposition soulignent la manière dont l’étrangeté se glisse dans notre quotidien, que l’on y prête ou non attention.

Pascaline Vallée

TERRITOIRES PARTAGÉS

Alban LECUYERDaphné BOUSSIONSébastien PAGEOTSamuel HENSE

 

EXPOSITION du 27 janvier au 10 mars 2018
VERNISSAGE samedi 27 janvier 2018 de 18h00 à 20h30
OUVERT le samedi et le dimanche 10h00 – 12h30 / 15h30-17h30 et sur R.D.V en semaine
Communiqué de presse 

L’exposition Territoires Partagés est organisée dans le cadre de la Résidence Recherche Photographique. Suite à un appel à projet une commission constituée de 9 professionnels de l’art se sont réunis pour évaluer et départager les dossiers. 

Samuel HENSE a été retenu pour participer à la Résidence en février 2018.

Il était intéressant de noter que les quatre dossiers finalistes comportaient tous une réflexion sur des territoires. L’exposition collective de ces quatre artistes invite à des approches variées et singulières dans la manière d’aborder l’identité du paysage. Alors que le travail d’Alban LECUYER interroge la relation entre une population et sa ville, représentation de la pression du marché immobilier faisant fi des dernières traces encore présentes du passé de Phnom Penh, Samuel HENSE nous propose un travail propice aux rêves et à un retour au monde de l’enfance. Trace d’une architecture faisant échos aux forteresses, à l’appropriation éphémère d’un territoire, l’enfant architecte, châtelain en transit. Sébastien PAGEOT s’amuse à son tour dans le paysage et avec les regardants  en leur proposant des aménagements en trompe l’œil du territoire dans sa série SEASIDE. On ressent dans la photographie de Daphné BOUSSION une certaine urgence merveilleuse à capturer la mélancolie, à enregistrer sur la surface sensible les détails, les couleurs d’un paysage. 

Pour cette exposition collective Territoires Partagés, HASY interroge la représentation et les façons d’appréhender les territoires.
 


AVERAGE

Paul STEWART

Exposition du 23 septembre 2017 au 18 novembre 2017

Vernissage le Samedi 23 septembre / 18h30-21h00

 


Paul Stewart est Anglais, il a depuis de nombreuses années adopté la pratique de la photographie panoramique sphérique dans son travail artistique. Dans sa série « Average », il questionne les récurrences de compositions dans ses images. Contrairement à la photographie conventionnelle, la photographie à 360° n’implique pas la notion de « cadrage » mais celle de « positionnement ». Qu’y a-t-il devant et derrière ? à quelle distance êtes-vous d’un arbre, d’un pont ?
De la surface de l’eau ?

Le travail très singulier de Paul Stewart, nous permet d’expérimenter une photographie plastique, très proche esthétiquement de la gravure.

 

IBIZA
Valentina RICCARDI

Exposition du 05 août 2017 au 09 septembre 2017

Vernissage le Samedi 05 août à 18h30-21h00

Avec l’une des dernières communautés hippies d’Ibiza, loin des nombreux clubbers et multimillionnaires qui y affluent chaque année.

Avant d’atterrir à Ibiza, j’avais une idée très vague de cet endroit. Comme la majorité des gens, je savais que l’île était une sorte de Mecque de la fête où les boîtes de nuit avaient proliféré au fil des années, et c’est seulement une fois sur place que je me suis rendue compte qu’Ibiza ne saurait être résumée à ses discothèques et aux millions de touristes qu’elle attire chaque année.

Dans les années 1960 et 1970, Ibiza était un des lieux ou le mode de vie hippie était élevé au rang d’idéal – une sorte de San Francisco européen, où nombre de gens vivaient librement avec très peu de ressources. Encore aujourd’hui, on trouve de nombreuses personnes à la recherche de ce type de quotidien. 

Cela fait désormais onze ans que j’y réside. J’ai commencé par vivre à la plage, sur un hamac, avant de rencontrer un groupe de gens qui m’ont proposé de vivre dans l’ancienne maison d’un Lord anglais. Elle était abandonnée depuis une quinzaine d’années, et ils sont parvenus à conclure une sorte de marché avec lui – ils ont obtenu le droit d’y vivre, à condition que sa maison ne finisse pas complètement en ruines. C’est comme ça que j’ai découvert un tout nouveau style de vie, très éloigné de la Belgique où j’ai grandi. 

Ibiza vit en deux temps – l’été, tout le monde travaille intensément, avant de pouvoir se reposer en hiver. Au fil des années, j’ai constaté que des touristes de plus en plus riches envahissaient l’île, et que ces derniers se mélangeaient de moins en moins avec les travailleurs et les locaux. Avant, on pouvait se garer sur les plages pour y dormir, mais il y a beaucoup plus de contrôles aujourd’hui. Il faut aussi souvent payer le parking en échange d’un « chupito » [shot d'alcool], parce que beaucoup de plages sont devenues des beach clubs. L’île se remplit de plus en plus chaque année, et on sent un vrai clivage entre nous et les multimillionnaires de passage.

Ce qui nous définit en tant que communauté, c’est le fait que nous cherchons tous à vivre de manière autosuffisante, ce qui n’est pas toujours facile. La plupart d’entre nous se débrouillent sans eau ni électricité. Certains font aussi fréquemment les poubelles des supermarchés pour nourrir tout le monde. Je n’avais pas prémédité de sujet sur ces personnes, que je considère aujourd’hui comme ma famille étendue – mais je me promenais constamment avec mon appareil, et ma série « Tales of an Island » a pris forme à mesure que j’accumulais des clichés de leur quotidien. Ça fait maintenant onze ans que je vis ici et que j’ai commencé à prendre ces images. Je pense que tant que je continuerai de vivre, ce projet continuera également. 

Retrouvez Valentina sur son site. Elle expose sa série sur Ibiza à la galerie Le Magasin de jouets à Arles, du 3 au 24 juillet, et travaille actuellement sur son « Afghan box camera » – une chambre technique munie d’un laboratoire de développement en noir et blanc avec laquelle elle réalise des portraits à l’ancienne.

VICE  juin 2017 


-Visite de l’exposition à 360°-

Exposition du 13 mai au 17 juin 2017
/ Exhibition from May 13  2017 to June 17 2017

Vernissage le Samedi 13 mai à 19h
/ Opening Saturday, May at 7 pm

 

TOUT DOIT DISPARAÎTRE

Robin LOPVET

Exposition du 01 juillet au 02 août 2017

/ Exhibition from July 01 to August 02 2017

Vernissage le Samedi 01 juillet à 19h
/ Opening Saturday, July 01 at 6.30 pm

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DON’T BLINK

Isabelle HA EAV / Nicolas QUINETTE

 

-Visite de l’exposition à 360°-

Exposition du 13 mai au 17 juin 2017
/ Exhibition from May 13  2017 to June 17 2017

Vernissage le Samedi 13 mai à 19h
/ Opening Saturday, May at 7 pm

 

Isabelle HA EAV

HOWL, A TRIBUTE TO ALLEN GINSBERG (2016)

 

Howl – a tribute to Allen Ginsberg – sont les bribes parsemées d’une pellicule soumise à la lumière, au déchirement, à la rupture et à la cohésion d’une erreur photographique oscillant entre mouvements et oubli. Bribes où s’agitent les éparses paroles de Ginsberg dans l’apparition et dans les lueurs hasardeuses du gouffre. 

Par le geste décisif de graver, le moment capturé prend forme avec le battements des paroles, empreintes d’imperfections et de finesse; les corps se scarifient de poésie et deviennent manifeste d’espoir et de contradictions. 

Isabelle Ha Eav est influencée dans son travail par les subcultures et les voyages intérieur/extérieur, ses travaux sont des utopies. Née en 1993 son parcours la mène très rapidement sur les routes en Europe et sur le continent nord américain. Elle navigue entre graphisme et photographie.

Gravures sur tirages photographiques argentiques

Dimensions : 29,8 cm x 43,4 cm

 

Nicolas QUINETTE

ET SURTOUT N’ESSAIE PAS DE ME GUÉRIR (2014-2016)

« D’ abord musicien/contrebassiste, j’entame après mes études au conservatoire une série de voyages au long court en Afrique et en Asie. Ce sont 10 ans d’errance, 10 ans à partir au plus loin de ce que j’étais en France, 10 ans passés à être un autre et à m’y perdre.

C’est au cours de cette décennie que je commence à photographier, pour tromper l’ennui et le désoeuvrement d’une existence qui va partout et nulle part. 

De retour en France où je me pose, je photographie encore et toujours les rues et ceux qui s’y trouvent, d’une manière brutale, tendue, noire et blanche. C’est durant cette période que j’intègre le collectif du bar Floréal au sein duquel j’évolue une dizaine d’années. C’est aussi au cours de ces années (2005/2015) que se précise peu à peu le sens de ma photographie: produire des visions instinctives et viscérales de ce que je vois et ne vois pas, de ce qui me lie au monde et m’en sépare en même temps. » 

« Et surtout n’essaie pas de me guérir est un travail extrait de mes carnets dans lesquels j’insère des photos et consigne des notes qui disent ma vie au jour le jour.

Les pages présentées ici déclinent deux années (de 2014 à 2016) et mettent bout à bout des temps forts (naissance de mon fils Ezra, mort de mon ami Constantin, mort de ma mère) et des évènements plus quotidiens vécus ça et là.

Montrées ici, elles déroulent un chemin, un chemin noir et blanc, celui que je m’invente pour tenir debout. »

 

 

Nicolas HAVETTE 

PORTRAITS PUBLICS

PORTRAITS PUBLICS (février 2015)

Province de Phnom Penh, Cambodge

Depuis 1997, le Cambodge a été un El Dorado pour la délocalisation de nombreuses productions textiles.
De nombreuses marques connues ont été attirées par la main d’oeuvre bon marcher. Le Cambodge connaît depuis cette période une grande vague de migration des provinces vers la capitale à la recherche d’emploi.

Le 24 avril 2013 à Dacca au Bengladesh, l’usine Rana Plaza s’effondre. Une catastrophe qui a officiellement coûté la vie à 1 135 ouvriers.
À la suite de cette « mauvaise publicité », de nombreuses marques ont décidé de déplacer leur production au Cambodge qui bénéficiait d’une bien meilleure image concernant le droit du travail auprès de la communauté internationale.

Fin décembre 2013, une manifestation non organisée commence dans le nord de la province de Phnom Penh.
Les travailleurs, puis les organisations syndicales se sont déployés dans l’espace public pour demander une réévaluation des salaires et exiger des entreprises le respect des accords signés sur les conditions de travail. Après quelques jours, le gouvernement envoie l’armée qui tire sur la foule sans sommation faisant plusieurs morts et de nombreux blessés,

Les chiffres varient du simple au triple selon les sources…

Un an plus tard, avec l’aide précieuse de la Cambodian Labor Confederation et de Yann Defond en traducteur, je me suis rendu au cœur des quartiers ouvriers de Phnom Penh.
Pour réaliser les portraits de ceux qui se battent encore pour les droits humains et du travail dans ce contexte de mondialisation des productions et des échanges.
Au Cambodge les industries du textile emploient aujourd’hui près de 700 000 personnes.

J’ai fait le choix d’utiliser ces portraits pour mettre en avant les figures de ce combat de terrain, quotidien et de détourner l’esthétique publicitaire utilisé par de nombreuses marques employant ces hommes et ses femmes (H & M, Puma, GAP…). Ces portraits sont donc transformés en affiche publicitaire mettant en avant les travailleurs et non des modes ! Les destinées à faire la promotion des vêtements manufacturés MADE IN CAMBODIA.
Ce travail met également en perspective notre usage des images, la manière dont nous les lisons et les consommons.

Ces posters ont été affichés dans de nombreux lieux en France, dans l’espace public, recouvrant des espaces destinés aux publicités (festival USIMAGE à Creil avec l’association Diaphane – pendant le festival des Rencontres d’Arles…)

Pour la première fois à la galerie HASY, ce travail donne lieu à une exposition qui présentera :
Les affiches, les photographies de reportage prises pendant les manifestations en janvier 2014, le film photographique issu de l’interview de l’une des plus anciennes ouvrières qui a débuté dans les usines en 97 et les images documentaires des conditions de vie dans les quartiers ouvriers de Phnom Penh.

Les ventes réalisées durant l’exposition serviront à prolonger le travail et à réaliser en 2018 un travail collaboratif dans les cités ouvrières.

Nicolas Havette tient à remercier chaleureusement Fred Boucher et Adriana Wattel de Diaphane, pôle régional photographique pour leur soutien et d’avoir permis à ce travail de voir le jour la Cambodian Labor Confederation pour son travail sur le terrain et l’aide logistique apportée à la réalisation de ce projet et Yann Defond pour ses traductions et son engagement.

Nicolas Havette est diplômé de l’ENSP Arles en 2006.

Depuis, il est engagé dans l’organisation et création d’événements et de festival autour de la photographie au niveau international en tant que directeur artistique et commissaire indépendant. Il est actuellement directeur de la galerie Le magasin de jouets (Arles), directeur artistique exécutif du Chinese International Photography and Art Festival de Zhengzhou (Chine), directeur artistique de la fondation Manuel Rivera-Ortiz et professeur au Paris College of Art.

 

 

 

Hélène BENZACAR 

Les Vagues

 

 

 

 

 


Résidence Recherche Photographique 2016

Visite de l’exposition en 360° 

 

Projet soutenu par la Direction Régionale des Affaires Culturelles des Pays de la Loire

Exposition du 15 octobre 2016 au 08 janvier 2017
/ Exhibition from October 15  2016 to January 8 2017

Vernissage le Samedi 15 octobre à 18h
/ Opening Saturday, October 15 at 6 pm

 

Exposition LES VAGUES de Hélène Benzacar

 

Telle une mise en image de la promesse, exprimée par Jean Cocteau, « La mer est le meilleur des dessous »1, les photographies prises par Hélène Benzacar, en résidence à la galerie Hasy, semblent conduire le spectateur vers les abysses de la conscience. A l’horizon de laquelle se dégagent les souvenirs d’une enfance en bord de mer.

 

Libre adaptation du livre Les vagues de Virginia Woolf, l’exposition, en reprend certaines qualités principielles. La scénographie organise différents espaces, ponctuée d’images, photographies et films, et de respirations. Au gré de son déplacement dans la galerie, le spectateur découvre des portraits, dont la composition prend corps dans l’espace, renouant avec la structure narrative spiralaire de l’auteure anglaise. Cette construction rhizomatique de l’exposition entre en résonance avec la constellation des mots du livre de Woolf, qui par la multiplicité des points de vue des personnages sur le réel, éclate la linéarité du récit pour construire un poème-jeu innovant.

 

Loin de proposer une cacophonie inaudible, les photographies d’Hélène Benzacar, capturent des morceaux de vie et composent, par sédimentation, une métaphysique2 de la solitude, de l’ « isolement humain3 ». On retrouve dans ces photographies, l’esthétique épurée propre au travail de l’artiste, d’où émerge une kyrielle d’allusions poétiques. Dénués d’effets de mise en scène et nimbés d’une lumière estivale, ces portraits rappellent la série des adolescents4 photographiés par Rineke Dijkstra. Des « personnages comme des mouettes au bord d’un Temps-Océan »5 disait Marguerite Yourcenar, dans la préface de l’ouvrage les vagues, qu’elle traduit. Tous affairés à l’observation minutieuse de la nature, les six personnes photographiées au coeur des marais salants, à Roffiat, et au bord de l’océan, exhalent une sérénité songeuse, qu’accentue le naturel de leur pose. Ces individus, deux enfants, un jeune couple, un jeune homme et une femme, chacun habité par leur intériorité, semblent saisis dans un soliloque, qui se déploie dans une sorte de polyphonie visuelle sur les murs de la galerie.

 

 

Métaphore d’une vie à l’échelle réduite d’une journée, le récit de Woolf a également inspiré le dispositif scénographique de l’artiste plasticienne. Dans une sorte de mise en récit spatio-temporel, la galerie devient le lieu éphémère où se tisse un espace textuel, où se noue la réversibilité de la littérature et de l’art visuel. Au fil de sa lecture des oeuvres, une certaine nostalgie déferle sur le spectateur, soudain happé par la survivance de cet état vital, à la fois intime et solaire, propre à l’enfance. Loin d’un retour sclérosant vers le passé, cette résurgence émotionnelle devient le terreau d’un devenir en germination. Ces corps, semblent alors déjouer la fixité intrinsèque de l’image photographique pour devenir l’incarnation d’un regard à la fois réflexif et actif, ancré dans le monde actuel. L’artiste parvient ainsi, par de subtiles mises en scène à rendre compte de plusieurs pôlarités : entre le passé et l’avenir, entre l’inertie et le mouvement, entre une image construite et une réalité inscrite devant l’objectif.

 

Comme au rythme des vagues, les oeuvres photographiques collectent une multiplicité d’instants de vie pour s’échouer sur les rivages de la conscience du regardeur. A l’orée de la mémoire, les images affleurent, entre présent et passé, composant un ensemble en flottaison sur les murs immaculés de la galerie. Tels des moments de respirations dans l’espace, ces entités en suspension apportent une sorte de ductilité temporelle. Plus loin, dans l’exposition, la réactivation de l’histoire personnelle de l’artiste se cristallise dans un film, monté à partir d’images d’archives, datant des années soixante, prises sur les plages de Pornic. A l’instar de la mer, cette étendue liquide, tantôt transparente, tantôt opaque, cette vidéo relie les cristaux mnésiques des personnages pour déflorer l’existence d’un disparu.

 

Dans le livre de Woolf la figure de l’absent se révèle à l’aune des échanges entre les personnages. Ici l’artiste-photographe dépeint le portrait en creux d’un septième personnage, immergé dans les méandres de l’enfance, qui apparaît comme un fantôme. La complexité des impressions humaines inonde les personnages jusqu’à diffracter la perception de leurs contours identitaires. L’absence envahit l’espace. La salinité de l’eau de mer semble alors retenir les souvenirs de leur enfouissement, par analogie à la photographie argentique dont les sels d’argent s’agrègent en particules temporelles. Le spectateur, renvoyé à sa propre solitude fait l’expérience pure et sensible de la cristallisation et de la conservation des souvenirs. Le sel, participe à la corrosion de la matière vivante, en même temps qu’il fixe le volatil, la fluence du présent dans l’émulsion photographique.

 

Comment éprouver la durée, face à la promesse d’éternité que suscite l’océan ?

Aspirée par les mouvements féconds des vagues écumantes, la pensée se dilue, s’éloigne au détriment de toute structure temporelle, au point de dissoudre ses frontières. L’intemporalité propre à la mer, modifie le rapport que nous entretenons avec notre corps, nous libérant des contraintes spatiales et temporelles, si pesantes dans l’espace social. Sa vitalité intrinsèque et son indépendance fascine l’homme depuis longtemps, le submerge et le ramène, de manière insoluble, dans un rapport individuel au monde. Aux confins de l’isolement et de l’immersion, le spectateur élabore à son tour sa propre chronologie d’événements, dans un cheminement poétique.

Chloé Orveau

 

1   Le secret professionnel, Jean Cocteau, Stock en 1922. Il y affirme plus loin, « vivre seul, surtout au bord de la mer. 

     c’est rendre à l’esprit quelque chose de primitif, d’enfantin. »        

2   Métaphysique d’un bord de mer, Pierre Cassou-Nogues, Paris, Editions du Cerf, 2016

3   Les vagues, Virginia Woolf, traduction et préface de Marguerite Yourcenar, Paris, Stock, 1937

4   Photographie de Rineke Djikstra, entre 1992 et 2002, sur les plages de Caroline du sud, de Pologne et d’Ukraine,

5   Ibid .

 

Alex YUDZON / Photographie
Robin LOPVET / Vidéo & Sérigraphie

visite de l’exposition en 360°

Exposition du 30 juillet au 31 août
/ Exhibition from July 30 to August 31 2016

Vernissage le Samedi 30 juillet à 18h
/ Opening Saturday, July 30 at 6 pm

 

Alex YUDZON  

En général, les chambres d’hôtel sont des lieux étranges, chargés à la fois de solitude et de désir sexuel. Ce sont des foyers loin du foyer. Toutefois, ils n’offrent pas le soulagement du vrai chez soi et, en fin de compte, n’appartiennent à personne. Ce double aspect du voyage, le besoin à la fois du familier et de l’étranger, est au cœur de la série “A Room for the Night“.

En me rendant dans une série d’hôtels de par le monde, je crée et photographie des sculptures éphémères que j’assemble avec les meubles et objets que je trouve dans chaque chambre. Le mobilier est entassé, incliné et mis en équilibre dans des configurations qui sont tour à tour suggestives, absurdes et poignantes. Une fois que ces “sculptures“ ont été photographiées, la chambre est remise dans son état d’origine. Les images qui en résultent associent une rigueur formelle avec un mélange surréaliste d’humour et de sous-entendus sexuels. Elles examinent notre tentative de personnaliser le générique, la solitude et le décalage qui accompagnent notre vie sur la route. 

Cette exposition est réalisée en partenariat avec :

la Galerie Le Magasin de Jouets (Arles)   

   LA BOTTEGA (Italie)

 

 

 

Robin LOPVET

Né en 1990 dans les Vosges, Robin Lopvet est un artiste plasticien multimédia travaillant sur les question des jeux de langage, d’économie de la récupération, de la parodie, du bricolage et du ludique. Pendant ses études de sciences de l’ingénieur, il découvre la photographie et décide alors d’intégrer l’École Supérieure d’Art de Lorraine à Épinal où il obtient son DNAP en 2012. Il intègre ensuite l’École Nationale Supérieure de la Photographie à Arles, et finit ses études à l’ICP, New York.
Il vit et travaille sur Internet.

 

Vilma PIMENOFF
« 21st CENTURY STILL LIFE »

DOSSIER DE PRESSE

Exposition du 30 Avril au 23 Juillet
/ Exhibition from April 30 to July23 2016

Vernissage le Samedi 07 maià 18h
/ Opening Saturday, May 07 at 6 pm
 

 
Pour sa deuxième exposition à la galerie HASY, la photographe Finlandaise Vilma PIMENOFF nous présente deux nouvelles séries avec de nombreuses références à l’histoire de l’art et à la tradition de la nature morte. Dans son travail, Vilma PIMENOFF continue à questionner la perception visuelle de ceux qui regardent en présentant des images qui changent à mesure que l’on s’en rapproche. 

La première série qui donne le nom de l’exposition, « 21st CENTURY STILL LIFE », nous présente des bouquets de fleurs et des compositions de fruits frais. Ces photographies qui reprennent les codes classiques de l’esthétique de la peinture du 17ème siècle sont en fait des nappes de table en plastique. À la période classique, la nature morte servait à rappeler, la temporalité de l’existence et que tout avait une fin. En utilisant la matière plastique, qui met des centaines d’années à se décomposer, l’artiste renverse la relation avec l’éphémère. « 21st CENTURY STILL LIFE » est un commentaire visuel sur la culture de l’image contemporaine, où l’obsession de la perfection la fait apparaître plus idéale que dans la nature.

La deuxième série, « Pink Parts » explore le corps qui peut être représenté et compris à travers l’image. Ces images, assez amusantes, de tissus et de ballons, jouent avec les capacités sensorielles du spectateur.
 

 

 

 » Á L’ORIGINE « 
Gaëtan CHEVRIER 
Visite interactive 360°
 

 

Exposition du 31 octobre au 30 décembre
/ Exhibition from October 31 to December 30 2015

Vernissage le samedi 31 octobre de 18h à 21h
/ Opening Saturday, June 5 from 6 pm to 9 pm

 

Exposition Collective 

 
Exposition du 1 août au 10 octobre 2015

/ Exhibition from August 1 to October 10 2015

Vernissage le samedi 06 juin de 18h à 21h
/ Opening Wednesday, August 5 from 6pm to 9pm

 

Paul Stewart

Hélène Benzacar

Delphine Burtin

Elena Costelian

Vilma Pimenoff

Jeannie Abert

Kim Hak

Virginie Steel

Philippe Caillaud

 

JERONIMO

Megumi Terao

Tangui Robert

 

Philippe Caillaud 

Exposition du 30 mai au 19 juillet 2015
/ Exhibition from May 30 tojuly 19 2015

Vernissage le samedi 06 juin de 18h à 21h
/ Opening Saturday June 06 from 6pm to 9pm

Ouvert du samedi au dimanche de 10h à 12h30 et de 15h30 à 18h30
et sur rendez-vous

/ Opening every Saturday and Sunday from 10amto 12:30pmand from 3:30pm to 6:30pm 
and on appointment

L’activité artistique de Philippe Caillaud consiste à enfoncer des portes ouvertes mais en prenant le plus d’élan possible. Je peux vous assurer (l’ayant vu faire) qu’il bat la campagne avec beaucoup de soin et de concentration, voire avec une technique éprouvée. En tout cas en faisant preuve d’une expérience évidente. Je pense honnêtement que sa pratique est le travail le plus inutile du monde, et il y passe beaucoup de temps. Chacune de ses oeuvres est très élaborée, très détaillée et apparemment lui demande beaucoup d’efforts. Elles peuvent souvent être considérées comme de réelles performances. Perçu par certaines âmes sensibles comme un poête lui, a tendance à ne pas se considérer du tout. Il continue à suivre ses idées, contre vents et marées, surtout si elles n’ont aucun sens. Philippe Caillaud a longtemps cru qu’il était un descendant d’Alfred Jarry mais ça s’est avéré être une erreur. Il était pourtant disposé à tirer des coups de feu dans son jardin pour rendre hommage à son ancêtre. Faisant une fixation obsessionnelle et peut être compulsive sur le Mont Saint Michel, il le dessine inlassablement. Il s’est fixé comme objectif d’en réaliser 36 vues. Persuadé que les pyramides d’Égypte sont des esquisses du Mont, il pense que cette île est d’origine extra-terrestre et que la mère Poulard est un alien.

Paula Chipp Dillie

Cette série de dessins, à la plume et à l’encre de Chine, est une sous série du chantier Guide Vert que j’ai commencé en 2010. Elle est une sorte de détournement / citation de la série d’estampes d’Hokusai : Les trente-six vues du Mont Fuji. On peut aussi penser au travail d’Henri Rivière qui avait réalisé dans les années 1900 l’ensemble de lithographies : les trente-six vues de la Tour Eiffel. La différence essentielle est que cette série d’estampes japonisantes reste une création très sérieuse, alors que la mienne ne l’est pas. Dans mon travail le Mont est visible d’où j’ai envie, il devient le lieu de tous les possibles, surtout le plus improbable. Ainsi, il s’installe aussi bien au fond du jardin de ma maison de famille, dans le Loir et Cher, où je passais mes vacances adolescent, qu’au bord de la lagune, non loin du Palais des Doges, à Venise. Le Mont Saint Michel est pour moi un cas d’immobilier mobile. Il est aussi et en même temps la victime de nos mémoires touristiques défaillantes et de notre cathédralesque inculture géographique. Mais où se trouve donc le mont Saint Michel ?

Le mont Saint Michel est la quintessence de l’image de carte postale, c’est LE lieu touristique français, le lieu qui symbolise la France plus encore que la tour Eiffel. C’est ce qui fait de lui un bon sujet.

Philippe Caillaud

 


Alan Eglinton 
« Poems with England »


Exposition du 28 mars au 24 mai 2015
    Quelle serait l’attitude la plus juste pour s’ouvrir à l’univers d’Alan Eglinton ? Je pense qu’il ne faut pas avoir en tête l’idée d’une « œuvre », au sens d’une quête de cohésion ou de totalité.
S’agirait-il alors d’anti-art ou de contre-culture ? En partie seulement. Car un photographe-jongleur expérimenté est ici au travail, doublé d’un piégeur de mots. Derrière son humour, sa désinvolture et ses constats immédiats règne une étrange gravité. Le sarcasme, l’autodérision, le trivial, voire l’obscène peuvent même y aborder à une forme d’effroi.

    C’est entendu : les gestes visuels ou verbaux d’Alan Eglinton ont à voir avec l’art du haïku. Sa dilection pour les cultures asiatiques – et pour leurs figures d’érotisme – est notoire. Dans sa lucide triangulation culturelle Grande-Bretagne-France-Asie, il sait éviter l’exotisme et le danger du « poétique », dont les grands auteurs japonais du genre se méfient eux-mêmes par-dessus tout. Un maître du zen ne répondit-il pas un jour à l’un de ses disciples zélés que sa fausse sagesse et son souci de transcendance « puaient le zen » ? Les poètes occidentaux du XXe siècle ayant pratiqué le haïku, comme Jack Kerouac ou Tomas Tranströmer, connaissaient eux aussi ce danger de l’effusion sentimentale.

    On trouve chez Eglinton des images d’une immobilité sereine, d’autres relevant de la photographie de rue la plus fugace. Leur maîtrise s’est nourrie d’une vaste culture qui s’invite dans ses œuvres par intermittence : le visage de Walker Evans apparaît de manière facétieuse ici, tandis qu’ailleurs le nom de William Eggleston croise celui de l’artiste en un pentasyllabe - William Eglinton/Alan Eggleston. On gardera en mémoire, du reste, qu’Eglinton est l’auteur de remarquables images proches du documentaire social.
    D’autres photographies sont débraillées comme des souvenirs d’amateur ; des portraits sont gardés en raison même de leur échec, ou crayonnés avec la plus grande décontraction : la mention explicite du fuck-up pourrait être une évocation du cut-up de Brion Gysin et William Burroughs. Tout ici est un jeu auto-ironique entre « ce qu’il faut faire » et « ce qu’il ne faut pas faire », comme dans ces recommandations administratives en vue des portraits de passeport. Même la mauvaise condition physique des photographies peut être convoquée pour de subtils comptes-rendus de circonstance : déchirées ou voilées, elles voisinent avec le tout-venant des tickets, bulletins, factures ou tags de bagages.

    Ainsi les deux valeurs opposées de l’ordre et du désordre délimitent-elles ici le territoire mental où se déploient les humbles signes quotidiens d’une épopée. Mais la maîtrise et le lâcher-prise sont-ils vraiment opposés ? Bien sûr que non : le naturel ne peut être que le fruit d’une rigueur. Et pourtant, le meilleur moyen d’échouer est de chercher cette rigueur par l’effort : rien de plus difficile que de parvenir à laisser aller. Il faut pratiquer l’observation attentive plutôt que la concentration douloureuse. Alan Eglinton l’a vite compris et c’est là, je crois, la source du grand charme de sa cadence easy-going. 

Arnaud Claass 

 

 

                                                                                                 

Tangui ROBERT

 

Exposition du 24 janvier au 21 mars 2015

 

Dossier de presse
Liste des prix
Visite interactive de l’exposition 

 

Tangui ROBERT est architecte et plasticien. Il a toujours souhaité faire coexister la pratique de l’architecture avec d’autres champs disciplinaires, notamment au travers de recherches artistiques ou théoriques. Cette posture l’a mené à mettre en place une méthode singulière, hybride, entre art, architecture et paysage, qu’il a étayée au fur et à mesure de ses expériences professionnelles et de ses voyages à travers le monde. 

 

Il a travaillé pendant 10 ans de l’Agence d’architecture et d’urbanisme In Situ a.e. en tant que chef de projet. Il est titulaire d’un DEA en paysage  à l’école d’architecture de Paris-La Villette et est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes, ou il intervient régulièrement sur la question de la représentation graphique. Il a également étudié à l’Ecole technique supérieure d’architecture de Sant Cugat del Valles à Barcelone et participé à deux missions archéologiques au Cambodge.


Hélène BENZACAR

Exposition du 1 novembre au 20 décembre 2014

Dossier de presse  
Liste des prix
Le prénom, l’abeille, la pellicule texte de Néma Révi
Visite interactive de l’exposition 

PRENOM MARIE

Neuf portraits de femmes aux prénoms bibliques (Judith, Bethsabée, Salomé, Rébecca, Bérénice, Suzanne, Marie, Elisabeth, Hélène). Une abeille naturalisée a été piquée sur les vêtements de chacune d’elles. Il s’agit bien sûr d’une illusion. Le « faire-vivant » de la photographie renvoie au côté ironique de la ressemblance pour satisfaire cet ancien principe de la mimésis selon lequel la vérité de l’art réside dans sa capacité à tromper le spectateur. C’est la fable de Zeuxis, qui peignait des raisins capables d’abuser les oiseaux au point qu’ils essayaient de les manger.

Neufs plaques de marbre blanc, gravées aux prénoms des femmes ainsi que le son enregistré d’un bourdonnement continu accompagnent les neuf caissons lumineux. 

 

FLEUVE

 

Depuis plusieurs années, Hélène Benzacar photographie des animaux empaillés. Comme une momie, mais aussi comme une photographie, l’animal empaillé est immobile, figé dans la pose conçue par le taxidermiste, préservé des ravages du temps. C’est une sorte de photographie en trois dimensions. La photographie d’un animal empaillé est littéralement une image d’image : une pure allégorie. L’apparence de brillance dans les poils, d’intentionnalité dans le regard et de naturel dans la pose créent une impression de vie. Comme si le processus photographique avait redonné vie au loup naturalisé. Le faire-vivant de la photographie à partir de la mort comme allégorie de la mimesis. 

André Rouillé 

 

PORTRAITS DE FAMILLE

 

Dans cette série « Portraits de famille » Hélène Benzacar c’est une nouvelle fois intéressée à la notion du « faire-vivant » de la photographie.  

Les photographies, superposition d’insectes et de portraits d’aïeux, collées au fond de boîtes d’entomologie, piqués, résignés, figés, ces images d’images, sont une pure allégorie de la vie. 


JERONIMO « ILOTS »
 - sérigraphies

Exposition du 11 juillet au 12 septembre 2014
Vernissage le vendredi 11 juillet / 19h00 

Jérôme Maillet, alias JERONIMO, est peintre, illustrateur, sérigraphe et architecte. Il s’intéresse à la diversité des territoires qui nous entourent. Les diptyques exposés représentent le Pouliguen, la Baule, Guérande, Nantes. Accumulations d’architectures diverses qui illustrent poétiquement le quotidien de ces villes.
(le haut parleur N°132 p.47) Alain GEFFRAY  

 

Gildas FLAHAULT – sérigraphies / Christian ROSSARD – photographies

 

Exposition du 5 juin au ‘ juillet 2014
Vernissage le 7 juin / 19h00 

 


Jeannie ABERT

Collages et Photographies

Exposition du 22 février au 19 avril 2014
Vernissage le 22 février / 19h00 
Visite interactive de l’exposition 

Jeannie ABERT

Jeannie Abert est une artiste qui découpe, déchire, colle, superpose, organise et intervient sur des images qu’elle produit et qu’elle récupère en grande partie dans des magazines ou des journaux. Ses collages, combinaisons et organisations internes, cherchent l’étincelle produite entre des fragments contraires, et l’équilibre précaire qui en découle.
Pour sa première exposition à la galerie HASY, Jeannie nous propose deux travaux 
« Evidence of things partially true » et « Appel d’air ».
Evidence of things partially true

Ces collages sont nés à force de traîner sur le bitume éclaté de Brooklyn et du Lower East Side.

Architecture écrasante, acier, verre, étourdissants crissements en sous-sol, je me suis tranquillement perdue dans les rues d’une ville pop-corn.

Cet ensemble a pris forme à l’occasion d’une résidence de trois mois à l’International Center of Photography de New-York en 2011.

Appel d’air 

- De quoi ça parle?
De l’intérieur. L’intérieur de la tête. Derrière les yeux et dans le corps. L’univers des circuits et des synapses. Les chemins usés par où coule l’énergie, d’habitude. Mon schéma.
Robert Kramer

 

Mégumi TERAO
GRAVURES 

 

Exposition du 12 septembre au 18 octobre 
Vernissage 13 septembre / 19h00 
 

 

  

Megumi TERAO
http://www.teraomegumi.com 

 

Son sujet de prédilection est «l’homme mûr»,

 

Bon vivant, rêveur, qui sait goûter aux plaisirs de la vie. Le sujet prend alors naissance spontanément au contact de ces coeurs qui ont vécu, souffert,aimé, espéré, aimé…

 

A travers l’intimité de ces hommes envisagés dans une solitude poétique, choisie peut être, l’artiste explore divers aspects du quotidien, ces recoins où la mémoire s’égare, confuse, prête à se répéter. Ce quotidien… qu’en vérité la réalité distribue sans notre consentement, passant d’un homme à l’autre comme à l’intérieur d’un seul et même individu, façonne l’histoire minimaliste de nos vies, dans cet éclairage à demi éteint. De nombreux hommes, ou bien le même toujours, se partageant tous les rôles d’une seule et même pièce de théâtre, en seraient l’incarnation.

 

Nabil Naoum (auteur égyptien, publie chez Actes Sud)

L’Esprit et Matière 

 

PHOTOGRAPHIES de Vilma PIMENOFF
*Vilma PIMENOFF : photographe Finlandaise / vie et travail à Londres 

 

Exposition du 9 août au 11 septembre 
Vernissage 10 août / 19h00 
Visite interactive de l’exposition

 



Les portraits de Vilma Pimenoff sont tant fascinants que déconcertants avec leurs formes surprenantes et leurs surfaces tactiles jouant sur l’esprit et la vue. Les photographies nous montrent des portraits construits avec des objets du quotidien, créant un dialogue entre la sensation physique de l’objet et de l’esprit du ‘modèle’, suggérant les multiples façons d’être et de ressentir dans le monde. Ce travail explore la psychologie de la perception visuelle, interrogeant la façon dont nous percevons les objets à travers l’acte d’observation. Un des principaux concepts théoriques derrière ce travail, est la transformation de la perception du Soi par les choses que nous voyons autour de nous. Avec son étude philosophique de l’image, Pimenoff contribue à la photographie contemporaine en s’étendant au-delà de la photographie en questionnant le processus d’observation de la personne qui regarde.

DRIP  Kim Hak – du 1 juillet au 9 août 2013
Vernissage 6 juillet / 19h00 
Visite interactive de l’exposition  

« Après l’indépendance en 1953, le Roi Père Norodom Sihanouk et le gouvernement français ont souhaité faire de Kep une destination de villégiature luxueuse. Si la ville n’a pas subi les ravages des conflits, elle a pourtant plongé dans un long sommeil. La nature a repris ses droits et les magnifiques villas ont disparu sous la végétation. J’ai visité Kep encore et toujours, plus que n’importe quel autre endroit du Cambodge. Entrer dans ces vieilles demeures s’apparente à la visite d’un site archéologique majeur. Comme les ruines d’Angkor ! Nous obtenons ainsi des informations sur l’architecture moderne qui révèle l’Âge d’Or perdu du Cambodge.

Pour la série DRIP, je me suis d’abord concentré sur les graffitis existants mais au final, j’ai senti une déconnection. Pour créer un lien personnel avec ces murs, j’ai trouvé du charbon dans les villas avec lequel j’ai dessiné des graffitis. Je n’avais pas d’idées préconçues mais je me suis inspiré de mes voyages et de mes souvenirs. Tous ces murs sont voués à disparaître au profit de nouvelles constructions. DRIP leur donne une nouvelle vie et sert de témoignage pour les générations présentes et futures. »

Né en 1981 à Battambang, Kim Kak a développé une passion pour la photographie en participant à de nombreux ateliers en Asie. Son travail a été présenté dans des festivals internationaux de photographies et d’art comme Photoquai à Paris ou PhotoPhnomPenh. Kim Hak partage également son savoir et son expérience par l’animation d’ateliers.

 

« បន្ទាប់ ពី បាន ឯករាជ្យ នៅ ឆ្នាំ ១៩៥៣ មក អតីត ព្រះ មហាក្សត្រ សម្ដេច ឪ ព្រះ នរោត្ដម សីហនុ និង រដ្ឋាភិបាល បារាំង ចង់ ធ្វើ ឲ្យ ក្រុង កែប ក្លាយ ទៅ ជា ក្រុង ឆ្នេរ មួយ ដ៏ ស្រស់ ស្អាត សម្រាប់ ឲ្យ គេ មក សម្រាក លំហែកាយ ។ ថ្វី ត្បិត ថា ក្រុង កែប មិន បាន ទទួល រង ការ បំផ្លិច បំផ្លាញ ដោយ សារ សង្គ្រាម ទំាងស្រុងក៏ ដោយ ប៉ុន្តែ ក្រុង នេះ បាន ធ្លាក់ ចូល ទៅ ក្នុង ភាព លង់លក់ មួយ ដ៏ យូរ។ ធម្មជាតិ ដុះ ពាស ពេញ ហើយ ផ្ទះ វីឡា ដ៏ ស្អាតៗ បាន កប់ បាត់ ក្រោម រុក្ខជាតិ ដុះ ទ្រុបទ្រុល។ ខ្ញ