La Galerie

Paul STEWART
AVERAGE

Exposition du 23 septembre 2017 au 18 novembre 2017

Vernissage le Samedi 23 septembre / 18h30-21h00

 


Paul Stewart est Anglais, il a depuis de nombreuses années adopté la pratique de la photographie panoramique sphérique dans son travail artistique. Dans sa série « Average », il questionne les récurrences de compositions dans ses images. Contrairement à la photographie conventionnelle, la photographie à 360° n’implique pas la notion de « cadrage » mais celle de « positionnement ». Qu’y a-t-il devant et derrière ? à quelle distance êtes-vous d’un arbre, d’un pont ?
De la surface de l’eau ?

Le travail très singulier de Paul Stewart, nous permet d’expérimenter une photographie plastique, très proche esthétiquement de la gravure.

 

Valentina Riccardi 

IBIZA

Exposition du 05 août 2017 au 09 septembre 2017

Vernissage le Samedi 05 août à 18h30-21h00

Avec l’une des dernières communautés hippies d’Ibiza, loin des nombreux clubbers et multimillionnaires qui y affluent chaque année.

Avant d’atterrir à Ibiza, j’avais une idée très vague de cet endroit. Comme la majorité des gens, je savais que l’île était une sorte de Mecque de la fête où les boîtes de nuit avaient proliféré au fil des années, et c’est seulement une fois sur place que je me suis rendue compte qu’Ibiza ne saurait être résumée à ses discothèques et aux millions de touristes qu’elle attire chaque année.

Dans les années 1960 et 1970, Ibiza était un des lieux ou le mode de vie hippie était élevé au rang d’idéal – une sorte de San Francisco européen, où nombre de gens vivaient librement avec très peu de ressources. Encore aujourd’hui, on trouve de nombreuses personnes à la recherche de ce type de quotidien. 

Cela fait désormais onze ans que j’y réside. J’ai commencé par vivre à la plage, sur un hamac, avant de rencontrer un groupe de gens qui m’ont proposé de vivre dans l’ancienne maison d’un Lord anglais. Elle était abandonnée depuis une quinzaine d’années, et ils sont parvenus à conclure une sorte de marché avec lui – ils ont obtenu le droit d’y vivre, à condition que sa maison ne finisse pas complètement en ruines. C’est comme ça que j’ai découvert un tout nouveau style de vie, très éloigné de la Belgique où j’ai grandi. 

Ibiza vit en deux temps – l’été, tout le monde travaille intensément, avant de pouvoir se reposer en hiver. Au fil des années, j’ai constaté que des touristes de plus en plus riches envahissaient l’île, et que ces derniers se mélangeaient de moins en moins avec les travailleurs et les locaux. Avant, on pouvait se garer sur les plages pour y dormir, mais il y a beaucoup plus de contrôles aujourd’hui. Il faut aussi souvent payer le parking en échange d’un « chupito » [shot d'alcool], parce que beaucoup de plages sont devenues des beach clubs. L’île se remplit de plus en plus chaque année, et on sent un vrai clivage entre nous et les multimillionnaires de passage.

Ce qui nous définit en tant que communauté, c’est le fait que nous cherchons tous à vivre de manière autosuffisante, ce qui n’est pas toujours facile. La plupart d’entre nous se débrouillent sans eau ni électricité. Certains font aussi fréquemment les poubelles des supermarchés pour nourrir tout le monde. Je n’avais pas prémédité de sujet sur ces personnes, que je considère aujourd’hui comme ma famille étendue – mais je me promenais constamment avec mon appareil, et ma série « Tales of an Island » a pris forme à mesure que j’accumulais des clichés de leur quotidien. Ça fait maintenant onze ans que je vis ici et que j’ai commencé à prendre ces images. Je pense que tant que je continuerai de vivre, ce projet continuera également. 

Retrouvez Valentina sur son site. Elle expose sa série sur Ibiza à la galerie Le Magasin de jouets à Arles, du 3 au 24 juillet, et travaille actuellement sur son « Afghan box camera » – une chambre technique munie d’un laboratoire de développement en noir et blanc avec laquelle elle réalise des portraits à l’ancienne.

VICE  juin 2017 


-Visite de l’exposition à 360°-

Exposition du 13 mai au 17 juin 2017
/ Exhibition from May 13  2017 to June 17 2017

Vernissage le Samedi 13 mai à 19h
/ Opening Saturday, May at 7 pm

TOUT DOIT DISPARAÎTRE

Robin LOPVET

Exposition du 01 juillet au 02 août 2017

/ Exhibition from July 01 to August 02 2017

Vernissage le Samedi 01 juillet à 19h
/ Opening Saturday, July 01 at 6.30 pm

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DON’T BLINK
 

Isabelle HA EAV / Nicolas QUINETTE

 

-Visite de l’exposition à 360°-

Exposition du 13 mai au 17 juin 2017
/ Exhibition from May 13  2017 to June 17 2017

Vernissage le Samedi 13 mai à 19h
/ Opening Saturday, May at 7 pm

 

Isabelle HA EAV

HOWL, A TRIBUTE TO ALLEN GINSBERG (2016)

 

Howl – a tribute to Allen Ginsberg – sont les bribes parsemées d’une pellicule soumise à la lumière, au déchirement, à la rupture et à la cohésion d’une erreur photographique oscillant entre mouvements et oubli. Bribes où s’agitent les éparses paroles de Ginsberg dans l’apparition et dans les lueurs hasardeuses du gouffre. 

Par le geste décisif de graver, le moment capturé prend forme avec le battements des paroles, empreintes d’imperfections et de finesse; les corps se scarifient de poésie et deviennent manifeste d’espoir et de contradictions. 

Isabelle Ha Eav est influencée dans son travail par les subcultures et les voyages intérieur/extérieur, ses travaux sont des utopies. Née en 1993 son parcours la mène très rapidement sur les routes en Europe et sur le continent nord américain. Elle navigue entre graphisme et photographie.

Gravures sur tirages photographiques argentiques

Dimensions : 29,8 cm x 43,4 cm

 

Nicolas QUINETTE

ET SURTOUT N’ESSAIE PAS DE ME GUÉRIR (2014-2016)

« D’ abord musicien/contrebassiste, j’entame après mes études au conservatoire une série de voyages au long court en Afrique et en Asie. Ce sont 10 ans d’errance, 10 ans à partir au plus loin de ce que j’étais en France, 10 ans passés à être un autre et à m’y perdre.

C’est au cours de cette décennie que je commence à photographier, pour tromper l’ennui et le désoeuvrement d’une existence qui va partout et nulle part. 

De retour en France où je me pose, je photographie encore et toujours les rues et ceux qui s’y trouvent, d’une manière brutale, tendue, noire et blanche. C’est durant cette période que j’intègre le collectif du bar Floréal au sein duquel j’évolue une dizaine d’années. C’est aussi au cours de ces années (2005/2015) que se précise peu à peu le sens de ma photographie: produire des visions instinctives et viscérales de ce que je vois et ne vois pas, de ce qui me lie au monde et m’en sépare en même temps. » 

« Et surtout n’essaie pas de me guérir est un travail extrait de mes carnets dans lesquels j’insère des photos et consigne des notes qui disent ma vie au jour le jour.

Les pages présentées ici déclinent deux années (de 2014 à 2016) et mettent bout à bout des temps forts (naissance de mon fils Ezra, mort de mon ami Constantin, mort de ma mère) et des évènements plus quotidiens vécus ça et là.

Montrées ici, elles déroulent un chemin, un chemin noir et blanc, celui que je m’invente pour tenir debout. »

 

 

Nicolas HAVETTE 

PORTRAITS PUBLICS

PORTRAITS PUBLICS (février 2015)

Province de Phnom Penh, Cambodge

Depuis 1997, le Cambodge a été un El Dorado pour la délocalisation de nombreuses productions textiles.
De nombreuses marques connues ont été attirées par la main d’oeuvre bon marcher. Le Cambodge connaît depuis cette période une grande vague de migration des provinces vers la capitale à la recherche d’emploi.

Le 24 avril 2013 à Dacca au Bengladesh, l’usine Rana Plaza s’effondre. Une catastrophe qui a officiellement coûté la vie à 1 135 ouvriers.
À la suite de cette « mauvaise publicité », de nombreuses marques ont décidé de déplacer leur production au Cambodge qui bénéficiait d’une bien meilleure image concernant le droit du travail auprès de la communauté internationale.

Fin décembre 2013, une manifestation non organisée commence dans le nord de la province de Phnom Penh.
Les travailleurs, puis les organisations syndicales se sont déployés dans l’espace public pour demander une réévaluation des salaires et exiger des entreprises le respect des accords signés sur les conditions de travail. Après quelques jours, le gouvernement envoie l’armée qui tire sur la foule sans sommation faisant plusieurs morts et de nombreux blessés,

Les chiffres varient du simple au triple selon les sources…

Un an plus tard, avec l’aide précieuse de la Cambodian Labor Confederation et de Yann Defond en traducteur, je me suis rendu au cœur des quartiers ouvriers de Phnom Penh.
Pour réaliser les portraits de ceux qui se battent encore pour les droits humains et du travail dans ce contexte de mondialisation des productions et des échanges.
Au Cambodge les industries du textile emploient aujourd’hui près de 700 000 personnes.

J’ai fait le choix d’utiliser ces portraits pour mettre en avant les figures de ce combat de terrain, quotidien et de détourner l’esthétique publicitaire utilisé par de nombreuses marques employant ces hommes et ses femmes (H & M, Puma, GAP…). Ces portraits sont donc transformés en affiche publicitaire mettant en avant les travailleurs et non des modes ! Les destinées à faire la promotion des vêtements manufacturés MADE IN CAMBODIA.
Ce travail met également en perspective notre usage des images, la manière dont nous les lisons et les consommons.

Ces posters ont été affichés dans de nombreux lieux en France, dans l’espace public, recouvrant des espaces destinés aux publicités (festival USIMAGE à Creil avec l’association Diaphane – pendant le festival des Rencontres d’Arles…)

Pour la première fois à la galerie HASY, ce travail donne lieu à une exposition qui présentera :
Les affiches, les photographies de reportage prises pendant les manifestations en janvier 2014, le film photographique issu de l’interview de l’une des plus anciennes ouvrières qui a débuté dans les usines en 97 et les images documentaires des conditions de vie dans les quartiers ouvriers de Phnom Penh.

Les ventes réalisées durant l’exposition serviront à prolonger le travail et à réaliser en 2018 un travail collaboratif dans les cités ouvrières.

Nicolas Havette tient à remercier chaleureusement Fred Boucher et Adriana Wattel de Diaphane, pôle régional photographique pour leur soutien et d’avoir permis à ce travail de voir le jour la Cambodian Labor Confederation pour son travail sur le terrain et l’aide logistique apportée à la réalisation de ce projet et Yann Defond pour ses traductions et son engagement.

Nicolas Havette est diplômé de l’ENSP Arles en 2006.

Depuis, il est engagé dans l’organisation et création d’événements et de festival autour de la photographie au niveau international en tant que directeur artistique et commissaire indépendant. Il est actuellement directeur de la galerie Le magasin de jouets (Arles), directeur artistique exécutif du Chinese International Photography and Art Festival de Zhengzhou (Chine), directeur artistique de la fondation Manuel Rivera-Ortiz et professeur au Paris College of Art.

 

 

 

Hélène BENZACAR 

Les Vagues

 

 

 

 

 


Résidence Recherche Photographique 2016

Visite de l’exposition en 360° 

 

Projet soutenu par la Direction Régionale des Affaires Culturelles des Pays de la Loire

Exposition du 15 octobre 2016 au 08 janvier 2017
/ Exhibition from October 15  2016 to January 8 2017

Vernissage le Samedi 15 octobre à 18h
/ Opening Saturday, October 15 at 6 pm

 

Exposition LES VAGUES de Hélène Benzacar

 

Telle une mise en image de la promesse, exprimée par Jean Cocteau, « La mer est le meilleur des dessous »1, les photographies prises par Hélène Benzacar, en résidence à la galerie Hasy, semblent conduire le spectateur vers les abysses de la conscience. A l’horizon de laquelle se dégagent les souvenirs d’une enfance en bord de mer.

 

Libre adaptation du livre Les vagues de Virginia Woolf, l’exposition, en reprend certaines qualités principielles. La scénographie organise différents espaces, ponctuée d’images, photographies et films, et de respirations. Au gré de son déplacement dans la galerie, le spectateur découvre des portraits, dont la composition prend corps dans l’espace, renouant avec la structure narrative spiralaire de l’auteure anglaise. Cette construction rhizomatique de l’exposition entre en résonance avec la constellation des mots du livre de Woolf, qui par la multiplicité des points de vue des personnages sur le réel, éclate la linéarité du récit pour construire un poème-jeu innovant.

 

Loin de proposer une cacophonie inaudible, les photographies d’Hélène Benzacar, capturent des morceaux de vie et composent, par sédimentation, une métaphysique2 de la solitude, de l’ « isolement humain3 ». On retrouve dans ces photographies, l’esthétique épurée propre au travail de l’artiste, d’où émerge une kyrielle d’allusions poétiques. Dénués d’effets de mise en scène et nimbés d’une lumière estivale, ces portraits rappellent la série des adolescents4 photographiés par Rineke Dijkstra. Des « personnages comme des mouettes au bord d’un Temps-Océan »5 disait Marguerite Yourcenar, dans la préface de l’ouvrage les vagues, qu’elle traduit. Tous affairés à l’observation minutieuse de la nature, les six personnes photographiées au coeur des marais salants, à Roffiat, et au bord de l’océan, exhalent une sérénité songeuse, qu’accentue le naturel de leur pose. Ces individus, deux enfants, un jeune couple, un jeune homme et une femme, chacun habité par leur intériorité, semblent saisis dans un soliloque, qui se déploie dans une sorte de polyphonie visuelle sur les murs de la galerie.

 

 

Métaphore d’une vie à l’échelle réduite d’une journée, le récit de Woolf a également inspiré le dispositif scénographique de l’artiste plasticienne. Dans une sorte de mise en récit spatio-temporel, la galerie devient le lieu éphémère où se tisse un espace textuel, où se noue la réversibilité de la littérature et de l’art visuel. Au fil de sa lecture des oeuvres, une certaine nostalgie déferle sur le spectateur, soudain happé par la survivance de cet état vital, à la fois intime et solaire, propre à l’enfance. Loin d’un retour sclérosant vers le passé, cette résurgence émotionnelle devient le terreau d’un devenir en germination. Ces corps, semblent alors déjouer la fixité intrinsèque de l’image photographique pour devenir l’incarnation d’un regard à la fois réflexif et actif, ancré dans le monde actuel. L’artiste parvient ainsi, par de subtiles mises en scène à rendre compte de plusieurs pôlarités : entre le passé et l’avenir, entre l’inertie et le mouvement, entre une image construite et une réalité inscrite devant l’objectif.

 

Comme au rythme des vagues, les oeuvres photographiques collectent une multiplicité d’instants de vie pour s’échouer sur les rivages de la conscience du regardeur. A l’orée de la mémoire, les images affleurent, entre présent et passé, composant un ensemble en flottaison sur les murs immaculés de la galerie. Tels des moments de respirations dans l’espace, ces entités en suspension apportent une sorte de ductilité temporelle. Plus loin, dans l’exposition, la réactivation de l’histoire personnelle de l’artiste se cristallise dans un film, monté à partir d’images d’archives, datant des années soixante, prises sur les plages de Pornic. A l’instar de la mer, cette étendue liquide, tantôt transparente, tantôt opaque, cette vidéo relie les cristaux mnésiques des personnages pour déflorer l’existence d’un disparu.

 

Dans le livre de Woolf la figure de l’absent se révèle à l’aune des échanges entre les personnages. Ici l’artiste-photographe dépeint le portrait en creux d’un septième personnage, immergé dans les méandres de l’enfance, qui apparaît comme un fantôme. La complexité des impressions humaines inonde les personnages jusqu’à diffracter la perception de leurs contours identitaires. L’absence envahit l’espace. La salinité de l’eau de mer semble alors retenir les souvenirs de leur enfouissement, par analogie à la photographie argentique dont les sels d’argent s’agrègent en particules temporelles. Le spectateur, renvoyé à sa propre solitude fait l’expérience pure et sensible de la cristallisation et de la conservation des souvenirs. Le sel, participe à la corrosion de la matière vivante, en même temps qu’il fixe le volatil, la fluence du présent dans l’émulsion photographique.

 

Comment éprouver la durée, face à la promesse d’éternité que suscite l’océan ?

Aspirée par les mouvements féconds des vagues écumantes, la pensée se dilue, s’éloigne au détriment de toute structure temporelle, au point de dissoudre ses frontières. L’intemporalité propre à la mer, modifie le rapport que nous entretenons avec notre corps, nous libérant des contraintes spatiales et temporelles, si pesantes dans l’espace social. Sa vitalité intrinsèque et son indépendance fascine l’homme depuis longtemps, le submerge et le ramène, de manière insoluble, dans un rapport individuel au monde. Aux confins de l’isolement et de l’immersion, le spectateur élabore à son tour sa propre chronologie d’événements, dans un cheminement poétique.

Chloé Orveau

 

1   Le secret professionnel, Jean Cocteau, Stock en 1922. Il y affirme plus loin, « vivre seul, surtout au bord de la mer. 

     c’est rendre à l’esprit quelque chose de primitif, d’enfantin. »        

2   Métaphysique d’un bord de mer, Pierre Cassou-Nogues, Paris, Editions du Cerf, 2016

3   Les vagues, Virginia Woolf, traduction et préface de Marguerite Yourcenar, Paris, Stock, 1937

4   Photographie de Rineke Djikstra, entre 1992 et 2002, sur les plages de Caroline du sud, de Pologne et d’Ukraine,

5   Ibid .

 

Alex YUDZON / Photographie
Robin LOPVET / Vidéo & Sérigraphie

visite de l’exposition en 360°

Exposition du 30 juillet au 31 août
/ Exhibition from July 30 to August 31 2016

Vernissage le Samedi 30 juillet à 18h
/ Opening Saturday, July 30 at 6 pm

 

Alex YUDZON  

En général, les chambres d’hôtel sont des lieux étranges, chargés à la fois de solitude et de désir sexuel. Ce sont des foyers loin du foyer. Toutefois, ils n’offrent pas le soulagement du vrai chez soi et, en fin de compte, n’appartiennent à personne. Ce double aspect du voyage, le besoin à la fois du familier et de l’étranger, est au cœur de la série “A Room for the Night“.

En me rendant dans une série d’hôtels de par le monde, je crée et photographie des sculptures éphémères que j’assemble avec les meubles et objets que je trouve dans chaque chambre. Le mobilier est entassé, incliné et mis en équilibre dans des configurations qui sont tour à tour suggestives, absurdes et poignantes. Une fois que ces “sculptures“ ont été photographiées, la chambre est remise dans son état d’origine. Les images qui en résultent associent une rigueur formelle avec un mélange surréaliste d’humour et de sous-entendus sexuels. Elles examinent notre tentative de personnaliser le générique, la solitude et le décalage qui accompagnent notre vie sur la route. 

Cette exposition est réalisée en partenariat avec :

la Galerie Le Magasin de Jouets (Arles)   

   LA BOTTEGA (Italie)

 

 

 

Robin LOPVET

Né en 1990 dans les Vosges, Robin Lopvet est un artiste plasticien multimédia travaillant sur les question des jeux de langage, d’économie de la récupération, de la parodie, du bricolage et du ludique. Pendant ses études de sciences de l’ingénieur, il découvre la photographie et décide alors d’intégrer l’École Supérieure d’Art de Lorraine à Épinal où il obtient son DNAP en 2012. Il intègre ensuite l’École Nationale Supérieure de la Photographie à Arles, et finit ses études à l’ICP, New York.
Il vit et travaille sur Internet.

 

Vilma PIMENOFF
« 21st CENTURY STILL LIFE »

DOSSIER DE PRESSE

Exposition du 30 Avril au 23 Juillet
/ Exhibition from April 30 to July23 2016

Vernissage le Samedi 07 maià 18h
/ Opening Saturday, May 07 at 6 pm
 

 
Pour sa deuxième exposition à la galerie HASY, la photographe Finlandaise Vilma PIMENOFF nous présente deux nouvelles séries avec de nombreuses références à l’histoire de l’art et à la tradition de la nature morte. Dans son travail, Vilma PIMENOFF continue à questionner la perception visuelle de ceux qui regardent en présentant des images qui changent à mesure que l’on s’en rapproche. 

La première série qui donne le nom de l’exposition, « 21st CENTURY STILL LIFE », nous présente des bouquets de fleurs et des compositions de fruits frais. Ces photographies qui reprennent les codes classiques de l’esthétique de la peinture du 17ème siècle sont en fait des nappes de table en plastique. À la période classique, la nature morte servait à rappeler, la temporalité de l’existence et que tout avait une fin. En utilisant la matière plastique, qui met des centaines d’années à se décomposer, l’artiste renverse la relation avec l’éphémère. « 21st CENTURY STILL LIFE » est un commentaire visuel sur la culture de l’image contemporaine, où l’obsession de la perfection la fait apparaître plus idéale que dans la nature.

La deuxième série, « Pink Parts » explore le corps qui peut être représenté et compris à travers l’image. Ces images, assez amusantes, de tissus et de ballons, jouent avec les capacités sensorielles du spectateur.
 

 

 

 » Á L’ORIGINE « 
Gaëtan CHEVRIER 
Visite interactive 360°
 

 

Exposition du 31 octobre au 30 décembre
/ Exhibition from October 31 to December 30 2015

Vernissage le samedi 31 octobre de 18h à 21h
/ Opening Saturday, June 5 from 6 pm to 9 pm

 

Exposition Collective 

 
Exposition du 1 août au 10 octobre 2015

/ Exhibition from August 1 to October 10 2015

Vernissage le samedi 06 juin de 18h à 21h
/ Opening Wednesday, August 5 from 6pm to 9pm

 

Paul Stewart

Hélène Benzacar

Delphine Burtin

Elena Costelian

Vilma Pimenoff

Jeannie Abert

Kim Hak

Virginie Steel

Philippe Caillaud

 

JERONIMO

Megumi Terao

Tangui Robert

 

Philippe Caillaud 

Exposition du 30 mai au 19 juillet 2015
/ Exhibition from May 30 tojuly 19 2015

Vernissage le samedi 06 juin de 18h à 21h
/ Opening Saturday June 06 from 6pm to 9pm

Ouvert du samedi au dimanche de 10h à 12h30 et de 15h30 à 18h30
et sur rendez-vous

/ Opening every Saturday and Sunday from 10amto 12:30pmand from 3:30pm to 6:30pm 
and on appointment

L’activité artistique de Philippe Caillaud consiste à enfoncer des portes ouvertes mais en prenant le plus d’élan possible. Je peux vous assurer (l’ayant vu faire) qu’il bat la campagne avec beaucoup de soin et de concentration, voire avec une technique éprouvée. En tout cas en faisant preuve d’une expérience évidente. Je pense honnêtement que sa pratique est le travail le plus inutile du monde, et il y passe beaucoup de temps. Chacune de ses oeuvres est très élaborée, très détaillée et apparemment lui demande beaucoup d’efforts. Elles peuvent souvent être considérées comme de réelles performances. Perçu par certaines âmes sensibles comme un poête lui, a tendance à ne pas se considérer du tout. Il continue à suivre ses idées, contre vents et marées, surtout si elles n’ont aucun sens. Philippe Caillaud a longtemps cru qu’il était un descendant d’Alfred Jarry mais ça s’est avéré être une erreur. Il était pourtant disposé à tirer des coups de feu dans son jardin pour rendre hommage à son ancêtre. Faisant une fixation obsessionnelle et peut être compulsive sur le Mont Saint Michel, il le dessine inlassablement. Il s’est fixé comme objectif d’en réaliser 36 vues. Persuadé que les pyramides d’Égypte sont des esquisses du Mont, il pense que cette île est d’origine extra-terrestre et que la mère Poulard est un alien.

Paula Chipp Dillie

Cette série de dessins, à la plume et à l’encre de Chine, est une sous série du chantier Guide Vert que j’ai commencé en 2010. Elle est une sorte de détournement / citation de la série d’estampes d’Hokusai : Les trente-six vues du Mont Fuji. On peut aussi penser au travail d’Henri Rivière qui avait réalisé dans les années 1900 l’ensemble de lithographies : les trente-six vues de la Tour Eiffel. La différence essentielle est que cette série d’estampes japonisantes reste une création très sérieuse, alors que la mienne ne l’est pas. Dans mon travail le Mont est visible d’où j’ai envie, il devient le lieu de tous les possibles, surtout le plus improbable. Ainsi, il s’installe aussi bien au fond du jardin de ma maison de famille, dans le Loir et Cher, où je passais mes vacances adolescent, qu’au bord de la lagune, non loin du Palais des Doges, à Venise. Le Mont Saint Michel est pour moi un cas d’immobilier mobile. Il est aussi et en même temps la victime de nos mémoires touristiques défaillantes et de notre cathédralesque inculture géographique. Mais où se trouve donc le mont Saint Michel ?

Le mont Saint Michel est la quintessence de l’image de carte postale, c’est LE lieu touristique français, le lieu qui symbolise la France plus encore que la tour Eiffel. C’est ce qui fait de lui un bon sujet.

Philippe Caillaud

 


Alan Eglinton 
« Poems with England »


Exposition du 28 mars au 24 mai 2015
    Quelle serait l’attitude la plus juste pour s’ouvrir à l’univers d’Alan Eglinton ? Je pense qu’il ne faut pas avoir en tête l’idée d’une « œuvre », au sens d’une quête de cohésion ou de totalité.
S’agirait-il alors d’anti-art ou de contre-culture ? En partie seulement. Car un photographe-jongleur expérimenté est ici au travail, doublé d’un piégeur de mots. Derrière son humour, sa désinvolture et ses constats immédiats règne une étrange gravité. Le sarcasme, l’autodérision, le trivial, voire l’obscène peuvent même y aborder à une forme d’effroi.

    C’est entendu : les gestes visuels ou verbaux d’Alan Eglinton ont à voir avec l’art du haïku. Sa dilection pour les cultures asiatiques – et pour leurs figures d’érotisme – est notoire. Dans sa lucide triangulation culturelle Grande-Bretagne-France-Asie, il sait éviter l’exotisme et le danger du « poétique », dont les grands auteurs japonais du genre se méfient eux-mêmes par-dessus tout. Un maître du zen ne répondit-il pas un jour à l’un de ses disciples zélés que sa fausse sagesse et son souci de transcendance « puaient le zen » ? Les poètes occidentaux du XXe siècle ayant pratiqué le haïku, comme Jack Kerouac ou Tomas Tranströmer, connaissaient eux aussi ce danger de l’effusion sentimentale.

    On trouve chez Eglinton des images d’une immobilité sereine, d’autres relevant de la photographie de rue la plus fugace. Leur maîtrise s’est nourrie d’une vaste culture qui s’invite dans ses œuvres par intermittence : le visage de Walker Evans apparaît de manière facétieuse ici, tandis qu’ailleurs le nom de William Eggleston croise celui de l’artiste en un pentasyllabe - William Eglinton/Alan Eggleston. On gardera en mémoire, du reste, qu’Eglinton est l’auteur de remarquables images proches du documentaire social.
    D’autres photographies sont débraillées comme des souvenirs d’amateur ; des portraits sont gardés en raison même de leur échec, ou crayonnés avec la plus grande décontraction : la mention explicite du fuck-up pourrait être une évocation du cut-up de Brion Gysin et William Burroughs. Tout ici est un jeu auto-ironique entre « ce qu’il faut faire » et « ce qu’il ne faut pas faire », comme dans ces recommandations administratives en vue des portraits de passeport. Même la mauvaise condition physique des photographies peut être convoquée pour de subtils comptes-rendus de circonstance : déchirées ou voilées, elles voisinent avec le tout-venant des tickets, bulletins, factures ou tags de bagages.

    Ainsi les deux valeurs opposées de l’ordre et du désordre délimitent-elles ici le territoire mental où se déploient les humbles signes quotidiens d’une épopée. Mais la maîtrise et le lâcher-prise sont-ils vraiment opposés ? Bien sûr que non : le naturel ne peut être que le fruit d’une rigueur. Et pourtant, le meilleur moyen d’échouer est de chercher cette rigueur par l’effort : rien de plus difficile que de parvenir à laisser aller. Il faut pratiquer l’observation attentive plutôt que la concentration douloureuse. Alan Eglinton l’a vite compris et c’est là, je crois, la source du grand charme de sa cadence easy-going. 

Arnaud Claass 

 

 

                                                                                                 

Tangui ROBERT

 

Exposition du 24 janvier au 21 mars 2015

 

Dossier de presse
Liste des prix
Visite interactive de l’exposition 

 

Tangui ROBERT est architecte et plasticien. Il a toujours souhaité faire coexister la pratique de l’architecture avec d’autres champs disciplinaires, notamment au travers de recherches artistiques ou théoriques. Cette posture l’a mené à mettre en place une méthode singulière, hybride, entre art, architecture et paysage, qu’il a étayée au fur et à mesure de ses expériences professionnelles et de ses voyages à travers le monde. 

 

Il a travaillé pendant 10 ans de l’Agence d’architecture et d’urbanisme In Situ a.e. en tant que chef de projet. Il est titulaire d’un DEA en paysage  à l’école d’architecture de Paris-La Villette et est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes, ou il intervient régulièrement sur la question de la représentation graphique. Il a également étudié à l’Ecole technique supérieure d’architecture de Sant Cugat del Valles à Barcelone et participé à deux missions archéologiques au Cambodge.


Hélène BENZACAR

Exposition du 1 novembre au 20 décembre 2014

Dossier de presse  
Liste des prix
Le prénom, l’abeille, la pellicule texte de Néma Révi
Visite interactive de l’exposition 

PRENOM MARIE


Neuf portraits de femmes aux prénoms bibliques (Judith, Bethsabée, Salomé, Rébecca, Bérénice, Suzanne, Marie, Elisabeth, Hélène). Une abeille naturalisée a été piquée sur les vêtements de chacune d’elles. Il s’agit bien sûr d’une illusion. Le « faire-vivant » de la photographie renvoie au côté ironique de la ressemblance pour satisfaire cet ancien principe de la mimésis selon lequel la vérité de l’art réside dans sa capacité à tromper le spectateur. C’est la fable de Zeuxis, qui peignait des raisins capables d’abuser les oiseaux au point qu’ils essayaient de les manger.

Neufs plaques de marbre blanc, gravées aux prénoms des femmes ainsi que le son enregistré d’un bourdonnement continu accompagnent les neuf caissons lumineux. 

 

FLEUVE

 

Depuis plusieurs années, Hélène Benzacar photographie des animaux empaillés. Comme une momie, mais aussi comme une photographie, l’animal empaillé est immobile, figé dans la pose conçue par le taxidermiste, préservé des ravages du temps. C’est une sorte de photographie en trois dimensions. La photographie d’un animal empaillé est littéralement une image d’image : une pure allégorie. L’apparence de brillance dans les poils, d’intentionnalité dans le regard et de naturel dans la pose créent une impression de vie. Comme si le processus photographique avait redonné vie au loup naturalisé. Le faire-vivant de la photographie à partir de la mort comme allégorie de la mimesis. 

André Rouillé 

 

PORTRAITS DE FAMILLE

 

Dans cette série « Portraits de famille » Hélène Benzacar c’est une nouvelle fois intéressée à la notion du « faire-vivant » de la photographie.  

Les photographies, superposition d’insectes et de portraits d’aïeux, collées au fond de boîtes d’entomologie, piqués, résignés, figés, ces images d’images, sont une pure allégorie de la vie. 


JERONIMO « ILOTS »
 - sérigraphies

Exposition du 11 juillet au 12 septembre 2014
Vernissage le vendredi 11 juillet / 19h00 

Jérôme Maillet, alias JERONIMO, est peintre, illustrateur, sérigraphe et architecte. Il s’intéresse à la diversité des territoires qui nous entourent. Les diptyques exposés représentent le Pouliguen, la Baule, Guérande, Nantes. Accumulations d’architectures diverses qui illustrent poétiquement le quotidien de ces villes.
(le haut parleur N°132 p.47) Alain GEFFRAY 
 

 

Gildas FLAHAULT – sérigraphies / Christian ROSSARD – photographies

 

Exposition du 5 juin au ‘ juillet 2014
Vernissage le 7 juin / 19h00 

 


Jeannie ABERT

Collages et Photographies

Exposition du 22 février au 19 avril 2014
Vernissage le 22 février / 19h00 
Visite interactive de l’exposition 

Jeannie ABERT

Jeannie Abert est une artiste qui découpe, déchire, colle, superpose, organise et intervient sur des images qu’elle produit et qu’elle récupère en grande partie dans des magazines ou des journaux. Ses collages, combinaisons et organisations internes, cherchent l’étincelle produite entre des fragments contraires, et l’équilibre précaire qui en découle.
Pour sa première exposition à la galerie HASY, Jeannie nous propose deux travaux 
« Evidence of things partially true » et « Appel d’air ».

Evidence of things partially true

Ces collages sont nés à force de traîner sur le bitume éclaté de Brooklyn et du Lower East Side.

Architecture écrasante, acier, verre, étourdissants crissements en sous-sol, je me suis tranquillement perdue dans les rues d’une ville pop-corn.

Cet ensemble a pris forme à l’occasion d’une résidence de trois mois à l’International Center of Photography de New-York en 2011.


Appel d’air
 

- De quoi ça parle?
De l’intérieur. L’intérieur de la tête. Derrière les yeux et dans le corps. L’univers des circuits et des synapses. Les chemins usés par où coule l’énergie, d’habitude. Mon schéma.
Robert Kramer

 

Mégumi TERAO
GRAVURES
 

 

Exposition du 12 septembre au 18 octobre 
Vernissage 13 septembre / 19h00 
 

 

  

Megumi TERAO
http://www.teraomegumi.com 

 

Son sujet de prédilection est «l’homme mûr»,

 

Bon vivant, rêveur, qui sait goûter aux plaisirs de la vie. Le sujet prend alors naissance spontanément au contact de ces coeurs qui ont vécu, souffert,aimé, espéré, aimé…

 

A travers l’intimité de ces hommes envisagés dans une solitude poétique, choisie peut être, l’artiste explore divers aspects du quotidien, ces recoins où la mémoire s’égare, confuse, prête à se répéter. Ce quotidien… qu’en vérité la réalité distribue sans notre consentement, passant d’un homme à l’autre comme à l’intérieur d’un seul et même individu, façonne l’histoire minimaliste de nos vies, dans cet éclairage à demi éteint. De nombreux hommes, ou bien le même toujours, se partageant tous les rôles d’une seule et même pièce de théâtre, en seraient l’incarnation.

 

Nabil Naoum (auteur égyptien, publie chez Actes Sud)


L’Esprit et Matière 

 

PHOTOGRAPHIES de Vilma PIMENOFF
*Vilma PIMENOFF : photographe Finlandaise / vie et travail à Londres 

 

Exposition du 9 août au 11 septembre 
Vernissage 10 août / 19h00 
Visite interactive de l’exposition

 



Les portraits de Vilma Pimenoff sont tant fascinants que déconcertants avec leurs formes surprenantes et leurs surfaces tactiles jouant sur l’esprit et la vue. Les photographies nous montrent des portraits construits avec des objets du quotidien, créant un dialogue entre la sensation physique de l’objet et de l’esprit du ‘modèle’, suggérant les multiples façons d’être et de ressentir dans le monde. Ce travail explore la psychologie de la perception visuelle, interrogeant la façon dont nous percevons les objets à travers l’acte d’observation. Un des principaux concepts théoriques derrière ce travail, est la transformation de la perception du Soi par les choses que nous voyons autour de nous. Avec son étude philosophique de l’image, Pimenoff contribue à la photographie contemporaine en s’étendant au-delà de la photographie en questionnant le processus d’observation de la personne qui regarde.


DRIP
  Kim Hak – du 1 juillet au 9 août 2013
Vernissage 6 juillet / 19h00 
Visite interactive de l’exposition  

« Après l’indépendance en 1953, le Roi Père Norodom Sihanouk et le gouvernement français ont souhaité faire de Kep une destination de villégiature luxueuse. Si la ville n’a pas subi les ravages des conflits, elle a pourtant plongé dans un long sommeil. La nature a repris ses droits et les magnifiques villas ont disparu sous la végétation. J’ai visité Kep encore et toujours, plus que n’importe quel autre endroit du Cambodge. Entrer dans ces vieilles demeures s’apparente à la visite d’un site archéologique majeur. Comme les ruines d’Angkor ! Nous obtenons ainsi des informations sur l’architecture moderne qui révèle l’Âge d’Or perdu du Cambodge.

Pour la série DRIP, je me suis d’abord concentré sur les graffitis existants mais au final, j’ai senti une déconnection. Pour créer un lien personnel avec ces murs, j’ai trouvé du charbon dans les villas avec lequel j’ai dessiné des graffitis. Je n’avais pas d’idées préconçues mais je me suis inspiré de mes voyages et de mes souvenirs. Tous ces murs sont voués à disparaître au profit de nouvelles constructions. DRIP leur donne une nouvelle vie et sert de témoignage pour les générations présentes et futures. »

Né en 1981 à Battambang, Kim Kak a développé une passion pour la photographie en participant à de nombreux ateliers en Asie. Son travail a été présenté dans des festivals internationaux de photographies et d’art comme Photoquai à Paris ou PhotoPhnomPenh. Kim Hak partage également son savoir et son expérience par l’animation d’ateliers.

 

« បន្ទាប់ ពី បាន ឯករាជ្យ នៅ ឆ្នាំ ១៩៥៣ មក អតីត ព្រះ មហាក្សត្រ សម្ដេច ឪ ព្រះ នរោត្ដម សីហនុ និង រដ្ឋាភិបាល បារាំង ចង់ ធ្វើ ឲ្យ ក្រុង កែប ក្លាយ ទៅ ជា ក្រុង ឆ្នេរ មួយ ដ៏ ស្រស់ ស្អាត សម្រាប់ ឲ្យ គេ មក សម្រាក លំហែកាយ ។ ថ្វី ត្បិត ថា ក្រុង កែប មិន បាន ទទួល រង ការ បំផ្លិច បំផ្លាញ ដោយ សារ សង្គ្រាម ទំាងស្រុងក៏ ដោយ ប៉ុន្តែ ក្រុង នេះ បាន ធ្លាក់ ចូល ទៅ ក្នុង ភាព លង់លក់ មួយ ដ៏ យូរ។ ធម្មជាតិ ដុះ ពាស ពេញ ហើយ ផ្ទះ វីឡា ដ៏ ស្អាតៗ បាន កប់ បាត់ ក្រោម រុក្ខជាតិ ដុះ ទ្រុបទ្រុល។ ខ្ញុំ នៅ តែ ទៅ លេង ក្រុង កែប ដដែល ទៅ ញឹក ជាង កន្លែង ណាៗ ទាំង អស់ ក្នុង ប្រទេស កម្ពុជា។ ចូល ទៅ ដល់ ក្នុង ផ្ទះ ចាស់ៗ ទាំង នេះ ហាក់ ដូច ជា ចូល ទៅ ទស្សនា រមណីយដ្ឋាន បុរាណ វិទ្យា មួយ ដ៏ ធំ ដូច្នោះ ដែរ គឺ ដូច ឧទ្យាន បាក់ បែក នៃ អង្គរ! បែប នេះ យើង បាន ដឹង នូវ ព័ត៌មាន ស្ដី អំពី ស្ថាបត្យកម្ម សម័យ ទំនើប បញ្ជាក់ ពី សម័យ រុងរឿង ដែល កម្ពុជា បាន បាត់បង់ ទៅ។

ចំពោះ ស៊េរី រូប ដែល មាន ចំណងជើង ថា តំណក់ ជា ដំបូង ខ្ញុំ បាន ផ្ដោត អារម្មណ៍ ទៅ លើ ស្នាម គូសវាស ដែល មាន ស្រាប់ ប៉ុន្តែ ចុង ក្រោយខ្ញុំ មាន អារម្មណ៍ ថា ដូច ជា មានភាពខ្វះខាត។ ដើម្បី បង្កើត ចំណង ផ្ទាល់ ខ្លួន របស់ ខ្ញុំ ជាមួយ ជញ្ជាំង ទាំង នេះ ខ្ញុំ បាន យក ធ្យូង នៅ ក្នុង ភូមិ គ្រឹះទាំងនោះមក គូរ បន្ថែម។ ខ្ញុំ គ្មាន គំនិត គិត ទុក មុន ទេគឺ ខ្ញុំ បាន គូរ ទៅ តាម អនុស្សាវរីយ៍ និង ការ ដែល ខ្ញុំ ធ្លាប់ មក លេង។ ជញ្ជាំង ទាំង នេះ នឹង ត្រូវ បាត់ បង់ ដោយ គេ កសាង សំណង់ ថ្មី ជំនួស វិញ។ តំណក់ ផ្ដល់ ជីវិត ថ្មី មួយ ដល់ ជញ្ជាំង ទាំង នេះ ព្រម ទាំង ធ្វើ ជា សាក្សី សម្រាប់ មនុស្ស ជំនាន់ បច្ចុប្បន្ន និង ជំនាន់ ក្រោយ។ »

កើត នៅ ឆ្នាំ ១៩៨១នៅបាត់ដំបង គឹម ហាក់ តែង ចូល ចិត្ត ខាង ការ ថត រូប ហើយ គេ បាន ចូល រួម ក្នុង វគ្គ សិក្សា ជា ច្រើន នៅ អាស៊ី។ ស្នាដៃ របស់ គេ ត្រូវ បាន តាំង បង្ហាញ នៅ ក្នុង មហោស្រព អន្តរជាតិ ជា ច្រើន ស្ដី ពី រូបថត និង សិល្បៈ ដូច ជា មហោស្រព PHOTOQUAI នៅ ក្រុង ប៉ារីស មហោស្រព រូបថត ភ្នំពេញ ជាដើម។ គឹម ហាក់ ក៏ ចែក រំលែក ចំណេះ ដឹង និង បទ ពិសោធន៍ របស់ គេដោយ ដឹក នាំ វគ្គ សិក្សា ផ្សេងៗ ផង ដែរ ។

 

“After independence from France in 1953, the King Father Norodom Sihanouk and the French government had the vision to transform Kep into a destination for a luxurious holiday. Even though Kep wasn’t damaged during conflicts, the city gradually dived in a long sleep. The nature took back and the beautiful houses disappeared. I visited Kep over and over again, more than any other places in Cambodia. Entering all those old villas was like going on a major and enriching archeological journey. As Angkor ruins! It brings us a lot of information to approach the past modernity of architecture and reveal the lost Golden Age of Cambodia.

For the series DRIP, I started to focus solely on graffiti but at the end, I felt a disconnection. To create a personal link with those walls, I used black charcoal that I found inside the villas and started drawing simple graffiti. I hadn’t preconceived story but I took my inspiration from my traveled experiences and memory. As all those walls are facing disappearances as people need new buildings. DRIP, new lives series for those walls, serves as a research reference for the present and future generations.”

Born in 1981 in Battambang, Kim Hak developed a passion for photography by participating in various workshops held in Asia. His work has been included in international photography and art festival such as Photoquai in Paris or PhotoPhnomPenh. Kim Hak has also been sharing his knowledge and experiences by offering workshops.

PARTENAIRES : KepExpo

PARCELLE  Jéronimo + Eno – du 16 mai au 30 juin 2013
Vernissage 17 mai / 19h00 
Visite interactive de l’exposition   

« Le visible ne s’interprète qu’en référence à l’invisible.» 
Sur le Jadis, Pascal Quignard. 

Ce travail est issu d’une collaboration entre deux artistes: Jéronimo & Eno. Dans le processus d’élaboration, chaque artiste s’approprie les visuels de l’autre. Les découpe, combine, déforme, détériore au profit d’une narration. 
Parcelle, fantasme de la conquête de territoires nouveaux. Parcelle s’attache ainsi à l’acte d’implantation et d’appropriation d’un espace pour un temps donné, tels les pionniers. 
Avec la photographie comme point de départ, le binôme cherche à désamorcer la charge de réalité et de temporalité aujourd’hui attachée à l’objet photographique. Vider la représentation photographique de son sens en la déstructurant, et évoquer une nouvelle lecture.



JERONIMO
www.jeronimo-dk.com

La ville est pour moi un lieu dense, pluriel et cosmopolite et donc un territoire d’exploration. Je puise de la matière uniquement dans une iconographie issue de microcosmes, une pratique qui tire en partie ses racines du film « Brooklyn Boogie », où le sujet essentiel est de parler d’un quartier entier de New York, seulement du point de vue de l’intérieur d’une petite épicerie d’angle. 

Mon but est d’explorer la dimension quotidienne de la ville et les pratiques urbaines qui lui sont liées. Je m’intéresse plus précisément au culte du « grigri », aux formes de superstitions, de petites habitudes, de « Leitmotivs », de manies ou d’objets qu’il faut posséder à tout prix et de rituels qu’on se sent obligé de faire pour rester équilibré. Les grigris sont l’expression même d’une individualité qui souhaite se protéger. L’humain dans toute sa complexité et ses croyances peut développer cette relation très personnelle et irrationnelle. 

Plutôt que de les interroger, j’oeuvre en observant les individualités que je croise. Plutôt que de chercher à connaître leur histoire, je leur en invente une sur la base d’éventualités.


ENO

Dresser un catalogue du monde et de l’espace environnant, c’est une façon de me l’approprier. Il est alors discipliné, normalisé, standardisé, réduit à sa plus simple et dérisoire forme. À travers les principes d’abstraction, d’uniformité et de répétition, ces catalogues façonnent nos structures mentales et nous transmettent une certaine idée des lieux dans le monde.

Ces représentations ne sont jamais neutres, ou seulement abstraites. Lorsqu’elles paraissent neutres, c’est uniquement la malicieuse rhétorique de leur neutralité qui essaie de nous en persuader.


Thierry MERRE – du 3 avril au 14 mai 2013

Photographies sur Le Marché Central de Phnom Penh / Jordanie – Amman et Pétra 

 

 JERONIMO / JIEMdu 8 décembre au 3 février 2013 (nocturne le samedi 22 décembre)

gravures & sérigraphies

JERONIMO
Ma pratique artistique tire essentiellement son origine du milieu urbain.
Je puise de la matière uniquement dans une iconographie issue de microcosmes, une pratique qui tire en partie ses racines du film « Brooklyn Boogie », où le sujet essentiel est de parler d’un quartier entier de New York, seulement du point de vue de l’intérieur d’une petite épicerie d’angle. Mon but est d’explorer la dimension quotidienne de la ville et les pratiques urbaines qui lui sont liées. Je m’intéresse plus précisément au culte du « grigri », aux formes de superstitions, de petites habitudes, de « Leitmotivs », de manies, d’objets qu’il faut posséder à tout prix et de rituels qu’on se sent obligé de faire pour rester équilibré. Les grigris sont l’expression même d’une individualité qui souhaite se protéger. L’humain, dans sa complexité et ses croyances, est susceptible de développer cette relation personnelle et irrationnelle. 
Plutôt que de les interroger, j’oeuvre en observant les individualités que je croise. Plutôt que de chercher à connaître leur histoire, je leur en invente une sur la base d’éventualités. Ce peut être un collectionneur, un superstitieux, une personne aux rites quotidiens spécifiques, un fan de numérologie, etc.
Les séries présentées explorent donc les notions d’auto-persuasion, d’épicentre social et de grigris.
JIEM
Jiem, artiste Lillois, présente à la galerie HASY son nouveau travail, une série de 5 sérigraphies témoignant de plusieurs axes de recherches. Artiste de contact, l’espace public et ses habitants sont un enjeu primordial et une réelle source d’inspiration pour lui. Il trouve sa toile blanche sur les objets du quotidiens, les wagons ou dans la rue, notamment Canadiennes et Américaines. Coloré, reconnaissable entre tous, son univers onirique et naïf nous transporte.

 

EQUIVALENTS - du 15 septembre au 23 novembre

UN PROJET PHOTOGRAPHIQUE DE
Kristianne DRAKE / Jenna E. GARRETT / Jacopo MAINO / Marcio MASCARENHAS / Rasmus VASLI
Visite interactive de l’exposition 

Une photographie peut rarement représenter l’expérience multidimensionnelle de l’identité. La densité des négociations et des expressions exprimées par un individu dans la vie ne peut qu’être suggérée partiellement sur un support qui offre des images en deux dimensions. Les caractéristiques déterminantes du Soi s’entremêlent, certains aspects sont mis en avant, alors que d’autres restent en sourdine, ignorés ou transformés. Les pressions circonstancielles exercées par le contexte dans lequel l’imagerie est utilisée peuvent modifier encore plus cette « identité ». Toute photographie d’individu ou de groupe sera sujette à une traduction de la représentation et aux vicissitudes de l’interprétation prenant le dessus sur une évocation précise de l’identité individuelle de la personne représentée.

Dans Equivalents [« Équivalents »], cinq jeunes artistes défient la capacité de la représentation photographique à pouvoir expliquer l’expérience de l’Autre ou d’un groupe de gens. Grâce à différentes stratégies conceptuelles et méthodologiques, les œuvres de ces photographes remettent en question la notion que l’identité puisse être transmise entièrement par une image. Concomitamment, chaque artiste cherche à savoir comment la photographie peut permettre la compréhension des aspects du Soi individuel ou collectif.

Dans All the Small Things  [« Toutes les petites choses »], les tableaux de Kristianne Drake présentent des vêtements suspendus à une corde à linge et invitent le spectateur à considérer le corps vêtu comme un moyen d’expression de certains aspects de son Soi. Outre la fonction originelle des vêtements de nous protéger des caprices du temps, la manière dont une personne s’habille ou doit se vêtir peut présenter des renseignements potentiels sur celle-ci. Des indices sur le sexe, la religion, la classe et le milieu social ainsi que l’expression d’un goût, d’une culture, d’une psychologie et même une émotion, peuvent transpirer des vêtements ornant un corps. Les portraits de Drake rappellent au spectateur que cette exposition extérieure est un moyen toujours temporel et incomplet de représenter les aspects d’une personne, qui peut être sujette à des changements ou à une mauvaise interprétation aussi facilement que les vêtements sont étendus ou enlevés de la corde à sécher le linge.
 

Toujours dans le domaine domestique avec You Won’t Live Here Anymore [« Tu ne vivras plus ici »]  Jenna E. Garrett explore la nature de l’identité. En exposant des personnes aux visages cachés et aux corps aux poses gestuelles à proximité de mobiliers et d’installations ménagères, les photos de Garret nous invitent à réfléchir sur la relation spatiale et symbolique de l’individu avec son environnement domestique. Des aspects de la vie quotidienne ignorés nous sont proposés et les tropes typologiques de la photographie de portrait classique sont évités. Leurs perceptions peuvent être considérées comme une méditation sur la fonction performative de l’espace domestique dans l’expression transitoire que l’on a de Soi.
 

Rasmus Vasli avec Relative Values [« Valeurs relatives »] dépeint l’intérêt de l’artiste pour les relations entre une personne et ses beaux parents. Les photographies en grand format de cette série sont très détaillées, comme si elles étaient auscultées, et incitent le spectateur à scruter l’expression corporel et les visages ainsi que la proximité physique jouée entre les individus représentés sur chacun de ces portraits de trio. Attirant l’attention sur les tensions et les ajustements que la cellule familiale s’efforce de réaliser pour accueillir un nouvel arrivant et ainsi recomposer un sentiment d’unité, Vasli reconsidère les paramètres conventionnels de la photographie de portrait de famille et comment un groupe de personnes peut affirmer un sens d’identité unifiée.
 

Jacopo Maino explore les notions de l’identité collective associée à un club de football avec Once Upon a Time in Bermondsey [« Il était une fois à Bermondsey »]. Dans ce projet documentaire sur une équipe de football de Londres, le Fisher FC, Maino utilise un lyrisme esthétique qui peut être considéré comme imprégnant l’imagerie élégante et digne du club dont les fans sont propriétaires. Il dépeint plusieurs aspects des activités des supporters du club et des joueurs de l’équipe, allant de la recherche de financement pour reconstruire les installations en ruines du club, aux sessions d’entraînement jusqu’aux matches officiels. La passion et l’engagement partagés d’un groupe hétéroclite de personnes qui sont unies dans leur soutien pour une équipe traduisent un solide sentiment d’identité. Le club de football cristallise des individus venant d’horizons sociaux, économiques et politiques différents qui se rassemblent dans un sentiment de Soi individuel et collectif.  
 

Marcio Mascarenhas recompose les dimensions de la photographie de portrait en studio dans The Bodies I Live In [« Les corps que j'habite »]. Le studio pouvant être perçu comme une scène sur laquelle une identité se joue ou est mise en scène. La pose et le cadrage d’une personne exposée à une lumière contrôlée permettent de présenter son corps comme un lieu de projection ; les photos de mode encouragent l’aspiration ; les images de personnalités nous promettent de l’intimité ; les portraits de famille traduisent un sentiment d’unité. En exposant ses sujets dans des poses contorsionnées et sculpturales, et en scindant les images prises pour recomposer chaque morceau comme des portraits fragmentés, Mascarenhas écarte ainsi toute promesse de pouvoir faire connaissance avec ces individus. Ces portraits fragmentés évoquent les formes d’expression de la danse contemporaine et de la peinture cubiste, et peuvent être considérés comme la représentation d’un corps devenu table rase sur laquelle la culture assemble le Soi.  
 

Que ce soit individuellement ou collectivement, les artistes d’Equivalents [« Équivalents »] s’emparent du concept de l’identité et ainsi réorientent les capacités descriptives du support média photographique pour que l’on considère la manière dont il peut être compris comme un processus de construction. C’est dans ce cadre qu’Equivalents peut être perçu comme un lieu où l’individu ou la collectivité accueille un lacis d’interactions et d’identifications sociales, culturelles, politiques et économiques qui évoluent et se transforment tandis que le vécu définit la place de chacun dans le monde.  

 

STEWART Paul « SITE RAMSAR 999″

Paul STEWART est un photographe Anglais, spécialisé et reconnu internationalement pour ses prises de vues panoramiques. Il nourrit un intérêt tout particulier pour les rivières, les fleuves et les zones humides.

Après des études en photographie à l’université de Napier à Edimbourg au début des années 80, il travaillera en suite comme assistant pour plusieurs photographes de mode à Londres pour en suite travailler pour de nombreux  journaux Londoniens. 

Cape Town, Copenhague puis des dizaines de milliers de kilomètres à travers le monde pour le compte de « my travel » basé à Manchester  aujourd’hui membre du groupe « Thomas Cook ». Il photographiera de nombreuses villes d’Europe, d’Amérique du Sud et d’Inde.
Pour les besoins d’une commande, il s’envole fin 90 pour le Cambodge. Il y habitera de 2002 jusqu’à 2010.
Aujourd’hui Paul vie et travail à Londre.
Intacte sa passion reste de célébrer la beauté mais également la vulnérabilité des écosystèmes hydrauliques à travers des images interactives ou sous forme de tirages d’exposition.

SITE RAMSAR 999

Le site RAMSAR 999 se situe sur les rives du Mékong au nord du Royaume du Cambodge tout près de la République Démocratique du Laos. Généralement décrit comme le “centre du Mékong au nord de Stoeng Treng”. C’est l’un des 3 sites de “Zones humides”. Ces sites sont reconnus internationalement pour leur importante bio diversité. Le site RAMSAR 999 s’étend sur plus de 14 600 ha.
Pendant des années, le tronçon du fleuve entre les villes du nord du Cambodge et du Laos était l’artère principale pour le commerce et les voyages internationaux. Ce n’est qu’en 2008 et après  la réalisation d’un pont enjambant la rivière Sekong au niveau de Stoeng Treng que les échanges entre le Cambodge et le Laos devinrent possibles par la route.
Le bateau reste encore le meilleur moyen d’apprécier la beauté de ce site unique.
Le déclin récent des échanges commerciaux par la voie fluviale plongea encore un peu plus la population locale  dans la pauvreté. Toutefois, il existe aujourd’hui un espoir sérieux dans le développement touristique comme manne financière.
Ce site possède plus de 100 espèces de poissons dont une cinquantaine  d’importance Socio-économique. C’est aussi le terrain de jeux du Dophin Irrawady.
Les îles alluviales, qui parsèment le site, offrent un abri à de nombreuses espèces d’oiseaux mais également un « pied à terre» aux arbres façonnés, sculptés par l’incroyable force des courants à la saison des pluies.
Avec une différence de 6/7 mètres voir 8 mètres entre les plus hautes et les plus basses eaux, la flore se retrouve cycliquement émergée ou immergée par les eaux tumultueuses du Mékong chargées de sédiments. Ces eaux façonnent années après années les racines et les branches.
Les branches les plus hautes,  hors de l’eau se courbent tels des cheveux au vent. A l’occasion de la saison sèche l’incroyable beauté des racines s’expose. Ces racines à l’aspect fragile s’avèrent en fait incroyablement solides.
Le 23 octobre 1999, la « Convention on Wetlands » officialise la création du site RAMSAR 999.
Il existe deux autres sites au Cambodge, le site 997 et 998, respectivement dénommés Boeng Chhmar (28 000 ha) dans la province de KompongThom et Koh Kapik avec ses îles dans la province de KohKong (12 000ha)


KIM Hak « ON » 

 

Hak KIM est né en 1981 dans la province de Battambang, à l’ouest du Cambodge. Diplômé de l’institut national de management, il travaille plusieurs années dans le tourisme. Venu à la photo en 2008, il intègre le Studio image, structure créée par le centre culturel français de Phnom Penh, puis effectue un stage à l’Angkor Photo Festival 2009. Il collabore aujourd’hui avec l’agence photographique Cambodgienne Melon Rouge. Sa série ON a été présentée au festival Photo Phnom Penh 2010. Issu d’une famille d’agriculteurs travaillant dans les rizières, Hak KIM s’est préoccupé dès son arrivée à Phnom Penh des démolitions qui, spéculation immobilière aidant, bouleversent le panorama d’une çapitale  dont le charme résidait en partie dans sa paisible horizontalité. Emu par la destruction, entre autres, des immeubles coloniaux et des bâtiments des années 1960-1970 construits autour de l’école de l’architecte Vann Molyvann, élève de Le Corbusier, il a décidé d’attirer l’attention sur la mémoire architecturale de la ville. Cette notion est centrale dans un pays traumatisé par les guerres et la terreur khmer rouge: «Ces vieilles maisons, ce sont comme de vieilles personnes que l’on tue. Elles ont pourtant encore beaucoup à nous apprendre.» Convaincu que rien ne sera possible si la jeune génération, née, comme lui après le régime de Pol Pot, ne se mobilise pas, il a mis en chantier un projet complexe et ambitieux, intitulé ON. O pour old building, N pour new generation. En l’occurrence, il a fait poser des amis de son âge dans des édifices représentatifs des deux moments de l’architecture récente du Cambodge. Ceux-ci prennent place selon ses indications, après des repérages précis dans les espaces choisis. Le travail de mise en scène, minutieux mais sans être apprêté, le sens de la lumière, l’attention portée à une palette sensible, jamais criarde et toujours respectueuse des ambiances, confèrent une grande justesse à son propos. Certains des bâtiments photographiés ont déjà été détruits, d’autres sont en péril. Hak KIM construit une mémoire très personnelle de Phnom Penh au début du XXIᵉ siècle. 

Christian Caujolle

 

©KIM Hak